Les groupes se bousculent pour le rachat d’Omega Pharma
La mise sur le marché du laboratoire Omega Pharma attise l’appétit des géants du secteur. Le groupe belge est spécialisé dans les médicaments sans ordonnance et les produits de santé, d’hygiène et de bien-être en Europe. Il détient notamment les marques Eau Précieuse ou encore les pastilles Valda.
Nombreux seraient les candidats au rachat d’Omega Pharma. Parmi eux le laboratoire français Sanofi et le génériqueur américain Actavis, mais aussi l’allemand Bayer, l’américain Perrigo, ou encore le suédois Meda. En revanche l’allemand Boehringer ne serait plus en lice selon le quotidien belge De Tijd. Pour l’heure, les intéressés se sont refusés à tout commentaire. Selon une source citée par Bloomberg, les candidats sont dans la dernière phase de due diligence avant de déposer leurs offres définitives au début du mois de novembre.
En 2013, Omega Pharma a dégagé un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros (dont 205 millions en France) en hausse de 16%, pour un excédent brut d’exploitation de 231 millions (+14%), soit une marge d’Ebitda de 19%, et un bénéfice net de 70 millions. Au premier semestre 2014, les ventes ont progressé de 6% à 650 millions d’euros, pour un bond de 22% de l’Ebitda à 149 millions, soit une marge de 23%. Fin juin, la dette nette ressortait à 618 millions d’euros, soit 2,35 fois l’Ebitda annualisé.
Omega Pharma est valorisé jusqu’à 4 milliards d’euros. Pourtant début 2012, son fondateur et directeur général, Marc Coucke, l’avait racheté en partenariat avec le groupe de private equity Waterland et d’autres investisseurs pour 858 millions d’euros. A cette occasion, la société avait été retirée de la Bourse de Bruxelles. Depuis, le groupe a réalisé plusieurs acquisitions. Morgan Stanley dirige la vente.
Cette opération s’inscrit dans un fort mouvement de concentration du secteur. A l’instar notamment d’Actavis, qui a annoncé au début du mois le rachat du laboratoire américain Durata Therapeutics pour 675 millions de dollars (538 millions d’euros). En septembre Actavis avait déjà approché Allergan sans succès. La recherche de taille constitue un moyen de défense face à une opération hostile: Pfizer aurait manifesté son intérêt pour Actavis.
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