Les fusions-acquisitions devraient continuer à animer le secteur de la pharmacie en 2014
En 2013, le secteur de la santé a enregistré une sous-performance globale des grands laboratoires et une surperformance des laboratoires de spécialités, tout particulièrement au quatrième trimestre, constatent les analystes de Bryan Garnier. L’an dernier, le Stoxx 600 a rebondi de 17,37% et son sous-indice santé de plus de 20%. Le secteur a même surperformé de 10% l’indice de référence au premier semestre.
Parmi les vainqueurs de l’année figurent Bayer (+42%) pour les grands laboratoires grâce à la montée en puissance plus rapide que prévu de nouveaux produits, et Actelion (+73%) dans la médecine de spécialités grâce à la commercialisation d’Opsumit, son traitement de l’hypertonie artérielle pulmonaire, explique Bryan Garnier.
Mais que se passera-t-il en 2014? Le retour à une tendance plus positive dépendra essentiellement des résultats cliniques des produits en développement et de leur approbation par les autorités sanitaires, prévient Bryan Garnier. Toutefois, les opérations de fusion-acquisition pourraient continuer à soutenir le compartiment. Notamment, Novartis réfléchit à la cession de sa santé animale, qui intéresserait Bayer et Eli Lilly. Bryan Garnier évoque de possibles acquisitions ciblées par Merck en pharmacie, par Sanofi pour soutenir ses ventes, et encore par AstraZeneca. Novartis a récemment déclaré pouvoir dépenser de 4 à 6 milliards de dollars par an en acquisitions.
Pour le premier trimestre 2014, Bryan Garnier mise sur Novo-Nordisk, qu’il introduit dans sa «Top Pick List», et continue à parier sur Fresenius et Qiagen. Sur Sanofi, Bryan Garnier, toujours à l’achat, a relevé sa cible à 88,5 euros, tandis qu’Oddo vise 90 euros. Ce dernier rappelle que la collaboration avec la biotech américaine Regeneron est le principal contributeur biotech au pipeline de Sanofi, avec notamment deux produits en phase III: Alirocumab, premier biologique dans le cholestérol et Sarilumab, traitement de l’arthrite rhumatoïde. Oddo anticipe un lancement de ses deux traitements en 2016 avec un potentiel de ventes de 3 milliards d’euros en 2025 pour le premier et de près de 2 milliards pour le second.
Par ailleurs, «nous estimons que Sanofi, qui détient 16% de Regeneron, pourrait ne pas en rester là et monter à hauteur de 30% pour un investissement que nous estimons autour de 3 milliards d’euros», ajoute Oddo, jugeant l’opération relutive de 3% sur le bénéfice par action 2017.
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