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Les discussions avec Mitsubishi Heavy redonnent un peu de crédit à Vestas
Les discussions avec Mitsubishi Heavy redonnent un peu de crédit à Vestas
Les deux groupes envisagent une «coopération stratégique». L’accord repousserait l'éventualité d’une augmentation de capital
Publié le
Olivier Pinaud
Vestas a peut-être trouvé le partenaire qui lui permettra d’enrayer la spirale infernale dans laquelle il est entré depuis plus de deux ans. Le premier fabricant mondial d’éoliennes discute avec le japonais Mitsubishi Heavy Industries en vue d’une «coopération stratégique». Les deux groupes ont refusé d’en dire plus aussi bien sur l’objet précis de la coopération que sur un éventuel volet capitalistique.
Selon les spécialistes du secteur, l’accord devrait porter sur le développement de turbines de grande puissance destinées au marché de l’éolien en mer, un domaine dans lequel Vestas a pris du retard par rapport à ses grands concurrents comme l’allemand Siemens. En difficulté financière, le groupe danois ne cachait pas depuis des mois vouloir trouver un partenaire afin de l’aider à assurer la sortie de sa V164, une turbine de 7 mégawatts actionnée par des pales de 164 mètres d’envergure. Le prototype de cette éolienne de plus de 500 tonnes doit être installé sur les côtes danoises en 2014.
S’il est conclu, ce partenariat évitera peut-être à Vestas de solliciter à nouveau ses banquiers. Le groupe a consommé 338 millions de trésorerie au premier semestre 2012 et a dû demander à ses banques d’être dispensé de tester ses clauses de crédits (covenants) sans quoi le résultat aurait été nettement négatif. Il a également pu tirer des lignes de crédit, ce qui a repoussé l'éventualité d’une augmentation de capital. Cette opération serait extrêmement dilutive compte tenu de la chute de 80% du cours de Bourse en un an et demi. Hier, l’action Vestas a rebondi de 18,5%.
Pour autant, ce partenariat suffira-t-il ? Confronté à une baisse des commandes couplée à une contraction des prix de vente, Vestas s’attend à une année 2013 encore plus difficile que 2012. Le groupe a renforcé mi-août son plan de suppressions d’emplois pour réduire ses coûts de 250 millions d’euros, 100 millions de plus qu’initialement prévu. L’objectif est de revenir à l’équilibre en 2013 mais le consensus a du mal à y croire.
Les discussions avec Mitsubishi pourraient donc annoncer un partenariat plus poussé. La semaine dernière, le président de Vestas, Bert Nordberg, avait reconnu dans la presse danoise vouloir trouver un actionnaire de référence, détenant environ 20% du capital, afin notamment de faire taire la rumeur récurrente d’une OPA sur le groupe.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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