Les dirigeants d’Iliad profitent de l’altitude du cours de Bourse

Malgré un repli marqué en fin de semaine, l’action de l’opérateur évolue à ses plus hauts historiques, incitant les dirigeants à prendre des bénéfices
Olivier Pinaud
Le cours de l'action sur le site du groupe Iliad vendredi 5 avril. Photo: PHB
Le cours de l'action sur le site du groupe Iliad vendredi 5 avril. Photo: PHB  - 

Iliad redescend un peu du nuage sur lequel l’avait déposé la publication de ses résultats 2012. Après le plus haut historique touché mercredi dernier à 169,8 euros, l’action de l’opérateur de télécoms a enchaîné deux baisses consécutives, conclues par un repli cumulé de 6,38%. Une respiration légitime, après les 28% de gains qu’elle avait accumulés depuis le 1er janvier. Sur un an, sa progression atteignait 66%. Même les dirigeants d’Iliad ont profité de l’altitude du titre pour céder une partie de leurs actions.

Le 20 mars, Rani Assaf, le directeur technique d’Iliad, l’inventeur avec Xavier Niel de la Freebox, a vendu 60.000 titres, empochant ainsi un peu plus de 9,3 millions d’euros. Les jours suivants, Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad, a exercé 27.000 stock-options à 74,62 euros, engageant ainsi 2 millions d’euros, avant de revendre les 27.000 actions ainsi créées entre 156 et 163 euros pièce. Bilan de l’opération, 7,5 millions d’euros de plus-values. Enfin, même exercice pour Thomas Reynaud, le directeur financier de l’opération, avec à la clé une plus-value de 3,6 millions.

Si ces cessions restent modestes au regard de la capitalisation boursière d’Iliad, plus de 9 milliards d’euros, et représentent moins de 0,3% du capital, elles tendent à montrer que le groupe a atteint des niveaux de valorisation généreux. Un avis partagé par les analystes de Bank of America Merrill Lynch, dont la dégradation d’opinion à neutre en milieu de semaine a contribué à couper l’élan d’Iliad. Ils rappellent que le cash flow libre par action estimé pour 2016 offre un rendement de 6,5%, et que ce niveau tient compte d’une parfaite exécution du déploiement de Free Mobile avec une marge d’Ebitda de 29,5% en 2016.

Prudent sur la valorisation, BoA Merrill Lynch doute néanmoins assez peu du succès financier de Free Mobile. Après la perte d’Ebitda de 2 millions seulement au second semestre, l’opérateur mobile d’Iliad devrait passer en territoire positif dès le premier semestre 2013 avec une marge opérationnelle estimée à 5,5% puis à 8,5% au second semestre, deux ans à peine après son lancement commercial.

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