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Les dépenses d’investissement des opérateurs télécoms restent sous pression
Les dépenses d’investissement des opérateurs télécoms restent sous pression
Nomura avance que la corrélation entre résultats financiers et dépenses d’investissement dans le monde devrait se rétablir cette année
Publié le
Benoît Menou
La dégradation des résultats financiers des opérateurs télécoms face à leurs dépenses d’investissement devrait avoir atteint son paroxysme cette année. C’est ce qu’avance Nomura dans une note. Contrairement à ce qui a été observé au cours des dernières années, le bénéfice représentant 36 % des capex en 2008 contre 56 % en 2004 au terme d’une glissade régulière, le taux de croissance des bénéfices devrait ainsi désormais surpasser celui de l’investissement.
La banque japonaise souligne en effet que la capacité des opérateurs à investir a historiquement constitué un excellent indicateur de la tendance à venir sur les résultats financiers. Cette relation a été récemment fortement mise à mal.
Mais, selon Nomura, le principal facteur à la source de cette apparente décorrélation, à savoir le dynamisme de la téléphonie mobile au sein des marchés émergents, devrait s’atténuer. La part des dépenses consacrées à ces marchés de conquête (premier équipement, extension de la couverture du réseau) dans cette branche d’activité a en effet progressé de 30 à 59 % entre 2003 et 2008, précipitant la chute du ratio dans le mobile entre résultats et investissements, de 58 à 29 % entre 2004 et 2008. De ce point de vue, nombre de marchés parviendront à maturité cette année.
Nomura estime ainsi que les dépenses d’investissement baisseront dans le monde de 2 % cette année et de 4 et 3 % en 2010 et 2011.
Chez France Télécom, l’objectif reste à la génération de liquidités (L’Agefi du 30 avril), la direction ayant récemment laissé entendre que les capex pourraient ne représenter que 11 % des ventes (contre 12 à 13 % précédemment) si les prévisions financières du groupe se révélaient trop optimistes.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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