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Les cessions d’actifs ont remporté la mise dans les fusions et acquisitions
Les cessions d’actifs ont remporté la mise dans les fusions et acquisitions
Les opérations sur des sociétés non cotées ont représenté en 2010 un tiers du nombre de transactions mais seulement 22 % de leur valeur globale
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Les cessions d’actifs et de filiales ont remporté la mise sur le marché des fusions et acquisitions durant l’année 2010, montre la dernière étude du cabinet d’avocats Allen &Overy (M&A Index). Ce type d’opérations a représenté près de 40% des 1.969 milliards de dollars de transactions enregistrées sur la période au niveau mondial et un pourcentage équivalent du nombre d’opérations recensées (voir graphique).
Les 804 opérations concernant des sociétés non cotées ont représenté 33,8% du marché en volume mais seulement 22% de la valeur globale des transactions. Le nombre de sociétés retirées de la cote, en progression de 66% par rapport à 2009, reste cependant inférieur de moitié à celui de 2007. Cette catégorie n’a de surcroît représenté que 3,1% du montant total des transactions l’an dernier.
L’étude souligne que les acheteurs du private equity «ont été réticents à déployer leurs ailes en dehors des marchés matures d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale», et qu’ils attendront sans doute encore avant de s’engager davantage dans les pays émergents jugés plus risqués.
Le secteur de l’énergie et des matières premières devrait rester dynamique, même si certains Etats «ont eu tendance à utiliser leur arsenal législatif pour empêcher la prise de contrôle hostile d’actifs jugés stratégiques». Le cabinet d’avocats table également sur une poursuite du rebond des fusions et acquisitions dans la santé, les technologies et les médias. Confronté aux exigences d’une nouvelle régulation, le secteur financier devrait enfin connaître au cours des 12 prochains mois une progression des volumes de transactions liée à des réorganisations de son périmètre d’activité.
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