Les analystes ne comprendraient pas la vente des marchés émergents de Carrefour
Carrefour serait de nouveau sous la pression de ses actionnaires de référence, Colony Capital et Bernard Arnault, avec 13,55 % du capital. Selon Le Monde, ces deux investisseurs, regroupés dans leur structure commune Blue Capital, militeraient auprès de la direction du distributeur et de son conseil d’administration pour une cession des filiales asiatiques et sud-américaines. Une rumeur qui a fait rebondir l’action de 3,08 % à 31,8 euros.
Carrefour et Blue Capital se sont refusés à tout commentaire. Mais une source proche du dossier confie que ces rumeurs n’ont aucun fondement.
N’ayant pas réussi à vendre les actifs immobiliers de Carrefour, ces actionnaires, entrés à des niveaux de cours élevés «veulent extraire de la valeur et non en créer en vendant des actifs à marge élevée et en forte croissance», explique un analyste. D’autant qu’à court terme, «les perspectives de résultats 2009 de Carrefour sont mauvaises et pourraient même être pires que celles de ses concurrents, poursuit cet analyste. Le plan de réduction de coûts annoncé est encore peu précis et comporte des risques d’exécution».
En tout cas, cette cession irait à l’encontre de la stratégie annoncée en juin, et du plan de transformation 2009-2012. Lars Olofsson avait notamment mis l’accent sur la France et les Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine). D’ailleurs, «quel avenir pour Carrefour à moyen terme sans relais de croissance à l’international ?», s’interroge un expert, qui espère qu’avec «seulement 13 % du capital, ces actionnaires ne sont pas les seuls décisionnaires de la stratégie du groupe».
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