Les AG 2012 du SBF 120 sont moins contestées que l’an dernier

88% des résolutions ont été approuvées contre 83% en 2011, constate Euro RSCG. Le dialogue en amont avec les actionnaires porte ses fruits
Bruno de Roulhac

Les quelques assemblées tendues de la saison 2012 ne doivent pas cacher la réalité: la participation monte et la contestation baisse! Le quorum a progressé cette année d’un point à 70% (66% pour le CAC 40 et 74% pour le Next 80). Et sur les 1.559 résolutions présentées aux actionnaires, 88% ont été votées largement (contre 83% l’an dernier) et 11% ont été contestées, c’est-à-dire votées à moins de 85%, (contre 15% en 2011), selon la synthèse d’Euro RSCG. Comme l’an dernier, seules 2% des résolutions ont été rejetées (9 dans le CAC et 12 dans le Next 80, dont 6 chez Ingenico).

«Ces bons résultats s’expliquent sans mystère. Ils correspondent à un travail de fond considérable en amont des assemblées, de la part des sociétés comme des actionnaires», confie Bénédicte Hautefort, associée chez Euro RSCG. Le dialogue en amont, souhaité par les actionnaires depuis de nombreuses années, commence à porter ses fruits. Les gestions elles-mêmes ont communiqué leur politique de vote aux émetteurs en début d’année précisant bien qu’elles seraient intransigeantes sur les critères de performance conditionnant la rémunération, et sur les opérations dilutives.

De fait, Euro RSCG constate que les mesures anti-OPA, très contestées l’an dernier, n’ont été présentées que par 24% du SBF 120 contre 46% l’an dernier. Et si près des deux tiers des sociétés demandent toujours des autorisations financières, elles sont beaucoup moins dilutives: 20% des émetteurs ont proposé exclusivement des autorisations avec DPS, et les autorisations sans DPS étaient généralement limitées à 15% de dilution, plafond recommandé par l’AFG.

Signe de la maturité des AG, les actionnaires sont aussi prêts à des concessions s’il s’agit d’investir sur le long terme. Ils ont ainsi approuvé à près de 100% la baisse du dividende dans 12 entreprises et la suspension chez Crédit Agricole, PSA, Société Générale et PagesJaunes.

Du côté des rémunérations, Steria s’est voulu précurseur en faisant voter la rémunération de son patron, gérant de la commandite. Le «say on pay» devrait être au programme du projet de loi sur les rémunérations attendu à l’automne et serait l’élément phare des AG 2013. Alors que les sociétés ont peu communiqué cette année sur leur stratégie financière, l’autre enjeu «sera de parler de leur désendettement», ajoute Euro RSCG.

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