Les administrateurs indépendants gagnent progressivement du terrain en France dans les ETI
Les ETI (entreprises de taille intermédiaire) ont pris conscience de l’intérêt d’avoir des administrateurs indépendants au sein de leur conseil. C’est l’un des enseignements de la première enquête publiée hier sur l’état de la gouvernance dans les ETI et les entreprises patrimoniales en France.
Réalisé par l’association APIA (administrateurs professionnels indépendants associés), en partenariat avec le syndicat professionnel ASMEP-ETI, le FBN (Family Business Network), Deloitte et la Banque Palatine, ce baromètre montre que sur 91 entreprises ayant répondu à la totalité du questionnaire, 43% sont des sociétés anonymes simplifiées; 31% sont des sociétés anonymes avec directoire et conseil de surveillance, 25% des sociétés anonymes avec conseil d’administration, sans oublier la présence d’une SARL.
Alors que 97% de ces ETI ont des actionnaires familiaux, 15% accueillent un fonds d’investissement en tant qu’actionnaire minoritaire, voire majoritaire pour une seule entreprise. Si environ deux tiers des sociétés interrogées comptent entre 3 et 10 administrateurs, un peu moins de la moitié (48%) ont au minimum un administrateur indépendant, depuis plus de dix ans pour 19% d’entre elles. Près de 30% des ETI dépourvues d’administrateur indépendant songent à en recruter un à l’avenir. Pour 61% des entreprises de l’échantillon, les réunions du conseil d’administration sont trimestrielles. Elles se tiennent à un rythme annuel pour 21% d’entre elles, le reste ayant adopté dans une proportion identique (9%) une périodicité mensuelle ou semestrielle.
«L’obligation légale de réunion trimestrielle pour les sociétés à conseil de surveillance et directoire n’est pas toujours respectée», constate ainsi l’enquête, en ajoutant que des marges de progrès subsistent dans le fonctionnement de nombreux conseils d’administration. Si 88% d’entre eux abordent les questions financières (78% pour les sujets liés à la stratégie), ils ne sont que 35% à traiter des ressources humaines et 34% à aborder la gestion des risques. Plus de 60% des conseils n’ont pas de comité stratégique et dans 42% des cas, les administrateurs ne sont pas rémunérés. Environ 32% des ETI rémunèrent leurs administrateurs entre 1.000 et 10.000 euros par an, mais seulement 11% de l’échantillon leur accorde plus de 1.000 euros par jour de travail, la rémunération la plus élevée s’élevant à 40.000 euros.
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Ce billet est issu de notre newsletter Ambitions dédiée aux femmes dans la finance.
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