Les actionnaires de CS se disputent les droits de vote à l’approche de l’AG
La tension monte entre les actionnaires de CS à l’approche de l’assemblée générale prévue pour le 15 juillet. Sava & Cie, la holding luxembourgeoise du président de la société de services informatiques, Yazid Sabeg, et de son ancien directeur général, Eric Blanc-Garin, a déposé un référé contre Cira, l’un de ses deux créanciers avec le Crédit Agricole.
Objectif : obtenir la suspension du nantissement des actions CS réclamées par Cira. Détenteur d’une créance non payée représentant 12 millions d’euros de nominal, Cira demande que lui soit attribuée 16,13% du capital de CS, conformément aux accords passés avec Sava & Cie. Une audience en cabinet est prévue demain. Cette question est cruciale pour Yazid Sabeg et Eric Blanc-Garin. L’attribution des actions à Cira ferait en effet passer leur holding Sava & Cie juste sous le seuil des 30% du capital de CS. Elle détient actuellement 45,7% du capital.
De quoi lui faire perdre la minorité de blocage en assemblée générale extraordinaire. Or, comme CS l’a annoncé officiellement mi-juin, l’AG du 15 juillet doit se prononcer sur un projet d’augmentation de capital de 15 millions d’euros avec droits préférentiels de souscription (DPS). La suspension du nantissement permettrait à Sava & Cie de garder la main sur le processus de recapitalisation de CS. Et au final de sauver son contrôle sur CS.
De son côté, Cira se dit prêt à exercer ses droits d’actionnaires en participant à une augmentation de capital avec DPS, à la hauteur des actions dont il réclame l’attribution en échange de sa créance. La holding familiale, qui a financé ces dernières années plusieurs opérations de marché de CS via la société de Yazid Sabeg, s’interroge enfin sur la destination du produit de l’augmentation de capital projetée.
La moitié des 15 millions d’euros doit en effet servir à rembourser des crédits bancaires d’exploitation, des fonds dont aurait besoin CS, selon elle, pour financer la relance de son activité. Cira souhaiterait un accord plus équilibré entre les créanciers bancaires, CS et ses actionnaires.
Plus d'articles du même thème
-
La faiblesse du yen tourne au casse-tête pour le Japon
La devise nippone est au plus bas depuis 40 ans, malgré des interventions massives. La Banque du Japon ne semble pas en mesure d’y remédier de façon crédible. Les écarts de taux encouragent toujours plus les stratégies de portage sur les marchés mondiaux, avec les risques qu'un débouclage soudain comporterait. -
Soitec prévoit une croissance de plus de 30% des revenus au deuxième trimestre
Soitec a publié de manière anticipée un chiffre d'affaires trimestriel en forte hausse, tiré par l'explosion de la demande en IA et son activité Photonics-SOI. Les perspectives restent solides. -
Les régulateurs français et néerlandais dévoilent des propositions pour parvenir à la supervision centralisée
Dans le cadre du paquet de mesures dévoilées par la Commission européenne en décembre dernier, la surveillance centralisée est au cœur des débats. Pour réussir cette transformation, l’AMF et son homologue néerlandais (AFM) ont publié cinq recommandations.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Une dose de paramétrique peut venir au secours de l’assurance catastrophes naturelles
Contenu de nos partenaires
-
Ramer à contre-courantBudget 2027 : un effort de 35 milliards d'euros
En 2027, les dépenses publiques bondiraient de près de 60 milliards si rien n'est fait. Le gouvernement prépare pour 2027 un redressement ambitieux -
FeuilletonMonique Barbut, la bombe qui n’en finit pas d'embarrasser Lecornu
Le chef du gouvernement doit désormais composer avec une ministre imprévisible qui a menacé de démissionner à au moins trois reprises en neuf mois. Une répétition qui a démonétisé l’arme de négociation favorite de Monique Barbut -
ArbitragesBudget : grands dilemmes et petits comptes de Jean-Pierre Farandou
A la tête du poste qui doit le plus contribuer à l'effort budgétaire, le ministre du Travail tente d’éviter une nouvelle ponction de l’Unédic et réfléchit à des coups de rabot