Les actionnaires de Belvédère adoptent le plan de restructuration
Soulagement pour Belvédère. A l’issue d’une assemblée générale extraordinaire (AGE) de plus de cinq heures particulièrement tendue, les actionnaires ont finalement voté à 72,5% le plan de restructuration du groupe de spiritueux.
Une nouvelle fois le bureau de l’AGE, sous les huées de la salle, a réduit les droits de vote du concert Miguet de 24,95% (selon la déclaration faite à l’AMF le 27 février) à 2,5% au motif que 80% des personnes représentées dans ce nouveau concert sont les mêmes que celles représentées par Nicolas Miguet lors de l’AGE du 12 février. Or, Nicolas Miguet n’avait pas déclaré ses franchissements de seuil dans le délai légal de cinq jours. Cette déclaration a été effectuée le 11 février 2013, alors que le premier seuil de 5% a été franchi dès le 11 janvier lors du dépôt de résolutions complémentaires, notamment l’émission de BSA avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS). L’administrateur judiciaire, Frédéric Abitbol, s’est en outre appuyé sur une ordonnance du tribunal de commerce de Dijon du matin même, validant cette réduction des droits de vote. Référé qui avait été déposé, non par Nicolas Miguet, mais par Jacques Rouvroy, l’ancien patron de Belvédère.
Le quorum était néanmoins atteint avec 30,93% des droits de vote (contre 20,2% pour l’AGE du 12 février). Les deux premiers actionnaires, Angostura et Equitis Gestion (fiducie qui porte les titres d’auto-contrôle attribués aux porteurs obligataires A) détiennent déjà près de 20% des droits de vote, sans compter les 2,5% de Bruce Willis.
Après une longue présentation de la situation de Belvédère par l’administrateur judiciaire, présentant le vote du plan comme la seule issue possible pour la survie du groupe, divers actionnaires ont pris la parole pour demander des options alternatives au plan et la possibilité d’une augmentation de capital sans renoncer au DPS. Puis un actionnaire a remis en cause la direction générale Belvédère et demandé sa révocation. Un mouvement repris par certains actionnaires qui se sont alors dirigés vers la tribune avant qu’un service ordre étoffé n’intervienne. Toutefois, la révocation des cinq administrateurs présentée au vote en fin de séance n’a obtenu que 22% d’approbation.
En toute probabilité, le tribunal de commerce de Dijon doit maintenant approuver le plan lors de sa séance du 11 mars prochain, en tout état de cause avant la date butoir du 20 mars.
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