Les acquisitions ont aidé à renforcer la trésorerie des groupes français
A fin juin 2014, la trésorerie cumulée des 80 principaux groupes industriels et commerciaux français cotés a progressé sur un an de 9,4% à 151 milliards d’euros, au plus haut depuis six ans, selon la dernière étude publiée par l’Observatoire des entreprises de la Banque de France. En trois ans, ces groupes «ont acquis un surplus de liquidités équivalent à environ 6 mois de résultat net», souligne le rapport. Ce mouvement n’a pas pesé sur la rémunération des actionnaires qui avaient déjà reçu 30,7 milliards de dividendes à fin juin.
La structure des flux de trésorerie montre une contribution de plus en plus faible de la trésorerie d’exploitation (cf. graphique), la dégradation de la capacité d’autofinancement étant atténuée par une diminution du BFR. L’amélioration de la trésorerie des grands groupes s’explique par la hausse de 8% des flux d’investissement qui se sont surtout dirigés vers des acquisitions, au détriment des investissements dans les capacités de production (immobilisations corporelles et incorporelles).
La dette financière a globalement baissé de 2,8% sur un an à 522 milliards, cette évolution concernant un peu plus de la moitié des entreprises, principalement dans l’énergie-environnement, le commerce et l’information-communication. Si les cessions d’actifs ont contribué pour moitié à ce repli, certains groupes ont transformé une part de leur dette obligataire en quasi-fonds propres, tirant parti d’un environnement de marché toujours porteur. En incluant les augmentations de capital réalisées sur la période, le niveau des capitaux propres de l’échantillon atteint 628 milliards à fin juin, «soit le maximum observé depuis 2009». Un groupe sur deux présente désormais un ratio de fonds propres sur total de bilan supérieur ou égal à 42%.
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