L’envolée du volume d’offres hostiles serait un gage de confiance du marché
Le renouveau du marché mondial des fusions et acquisitions se poursuit, avec des soubresauts. En témoigne une activité plus timide au deuxième trimestre 2011 qu’au premier du fait notamment d’une confiance affectée par la crise de la dette souveraine européenne. Et sur l’ensemble du semestre, le nombre de transactions (supérieures à 100 millions de dollars) recensées par le dernier rapport dédié d’Allen & Overy a progressé de 9% à 1.206, pour une valeur totale en hausse de 30% à 1.078 milliards.
Pas de doute donc pour Sietze Hepkema du cabinet d’avocats d’affaires, «le volume des transactions repart à la hausse, mais ceux qui envisageaient un rétablissement rapide se sont grandement trompés».
Les perspectives d’activité demeurent quoi qu’il en soit encourageantes. Allen & Overy en veut pour signe révélateur, tant la progression des opérations transnationales que celle des opérations hostiles. Les cibles restent en nombre limité et réparties sur l’ensemble de la planète. De quoi susciter une agressivité grandissante de la part d’acquéreurs potentiels contraints par la réalisation de leurs objectifs stratégiques. L’étude du cabinet indique que le nombre d’opérations hostiles a été multiplié par près de neuf (+776%) au semestre écoulé, alors que leur nombre a plus que doublé (+133%). La valeur des opérations transfrontalières a quant à elle bondi de 59% (+15% en nombre) pour représenter la majorité (52%) du marché.
Ces critères se révèlent dans les secteurs qui tirent aujourd’hui le marché, à savoir l’énergie et les matières premières ainsi que les TMT (télécoms-médias-technologies). Mais aussi géographiquement dans le dynamisme de transactions en Inde ou en Asie-Pacifique.
Mais ils façonnent tout autant l’atonie des M&A des services financiers, pour lesquels «la Grèce laisse présager une nouvelle ère d’incertitude». Un secteur où les opérations volontaires «restent inexistantes», ne cessant d’être retardées faute pour les vendeurs d’avoir reçu des offres au prix souhaité. Quant aux transactions hostiles transfrontalières dans le secteur financier, Allen & Overy relève que l’Europe «ne représente pas un objectif attrayant» pour des prédateurs potentiels issus des pays disposant de capacités d’investissement tels le Moyen-Orient ou la Chine.
{"title":"","image":"77278»,"legend":"fusions acquisitions»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Vanguard confie à T. Rowe Price la gestion de trois fonds actions
Deux équipes d'investissement distinctes de T. Rowe Price sont concernées. -
Future Group noue un partenariat d'investissement en infrastructures mondiales
Le fonds de superannuation australien a sélectionné un gérant pour investir dans une de ses stratégies de partenariats public-privé avec un biais responsable. -
Bridgepoint poursuit sa diversification avec le rachat de Kayne Anderson Real Estate
L’opération valorise le gérant immobilier américain autour de 1,4 milliard de dollars. Elle portera les actifs de la société d’investissement à 117 milliards de dollars.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
Sébastien Lecornu tire un premier bilan de la canicule historique
Le premier ministre a dressé lundi un premier bilan contrasté de la canicule historique, saluant la résilience des services publics mais pointant la fragilité des plus isolés et des hôpitaux face à un risque climatique désormais permanent -
Mirage
Présidentielle : des Français sans illusions
Près de deux Français sur trois ne croient pas que les scrutins présidentiels, puis législatifs permettront au pays de retrouver des repères politiques stables. Selon eux, le travail et l'entreprise ont un rôle à jouer pour « faire société » -
Sondage exclusifValeurs, repères républicains, principes... : « Le sentiment d’une fuite en avant traverse la société française »
A l'occasion des Rencontres économiques d'Aix, les 2, 3 et 4 juillet, dont le thème général est « naviguer dans un monde sans repères », un sondage Odoxa pour Comfluence sur les repères dans la société française révèle que 62 % des Français ne croient pas que 2027 permettra de rétablir des repères politiques stables