L’emprunt obligataire de Verizon Communications suscite un vif intérêt
Dans le cadre du financement du rachat des 45% détenus par Vodafone au capital de leur filiale commune Verizon Wireless, Verizon Communications s’apprête comme prévu à battre un record. Celui de la plus importante émission obligataire jamais réussie par un émetteur corporate. Selon des sources concordantes hier soir, l’émetteur pourrait engranger entre 45 et 49 milliards de dollars dans le cadre de cette opération historique.
La précédente référence était l’apanage d’Apple avec une émission de 17 milliards de dollars en avril dernier. Le rachat des titres Verizon Wireless va coûter à Verizon Communications quelque 130 milliards. Et Verizon devrait obtenir 5 à 10 milliards dans le cadre de l’opération au sein des marchés en euros et en livres.
Les détails de l’opération ne seront connus qu’aujourd’hui, sous la houlette des teneurs de livres Bank of America Merrill Lynch, Barclays, JPMorgan et Morgan Stanley, mais déjà hier les opérateurs misaient sur un volume de 13 à 15 milliards de dollars sur les tranches à 3 et 5 ans à taux fixe et variable, de 15 milliards de dollars pour les tranches de maturités 7 et 10 ans, et de 18 à 20 milliards pour celles à 20 et 30 ans. Huit tranches sont proposées, les plus longues ayant vraisemblablement suscité le plus d’intérêt.
Surtout, le livre d’ordres, clos hier soir, aurait récolté des ordres pour plus de 90 milliards de dollars. Verizon n’aurait toutefois pas renoncé à offrir aux investisseurs des coupons attrayants, afin d’augmenter au maximum la taille de l’opération. Les spreads indicatifs sur les six tranches fixes seraient ainsi conformes aux prévisions, à savoir de 165 points de base (plus ou moins 5 pb) pour le 3 ans à 265 points de base (plus ou moins 5 pb) pour le 30 ans, et passant par 225 pb pour le 10 ans et 250 pb pour le 20 ans.
Mais certains investisseurs s’interrogent d’ores et déjà quant aux lendemains de fête. L’opération a déjà entraîné un ajustement des obligations des concurrents de Verizon comme AT&T ou Comcast, et d’autres secteurs pourraient être touchés. L’opération record de Verizon, qui multiplie tout simplement par deux le volume de sa dette en circulation, a aspiré les liquidités et l’accueil réservé aux prochaines émissions pourrait s’en trouver pénalisé.
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