L’empreinte américaine marque fortement les résultats de Fiat et de Ford
La consolidation de Chrysler dans les comptes de Fiat depuis le 1er juin dernier a largement contribué au dynamisme du groupe italien au deuxième trimestre. Son bénéfice d’exploitation hors exceptionnels a fait un bond de 71% à 525 millions d’euros, supérieur aux attentes, pour un chiffre d’affaires en hausse de 40,2% à 13,1 milliards d’euros. La progression aurait été de respectivement 22,1% et 6,5% en excluant le constructeur américain actuellement contrôlé à 53,5%, Fiat devant racheter 5% supplémentaire du capital d’ici à fin 2011.
«La bonne performance des véhicules commerciaux, du marché brésilien, d’Alfa Romeo et de Ferrari», a compensé la faiblesse de la demande en Europe, où Fiat Automobile a enregistré «un repli de 0,3 point de sa part de marché à 7,2%» d’une année sur l’autre. Afin de mettre un terme aux pertes enregistrées par Chrysler sur le Vieux Continent, Fiat a cessé depuis juin de commercialiser des véhicules sous cette marque en Europe continentale, le réseau de distribution ayant été converti à la marque Lancia.
Pour l’ensemble de l’exercice, le groupe élargi prévoit désormais un bénéfice d’exploitation hors exceptionnels d’environ 2,1 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de plus de 58 milliards, contre respectivement 1,2 milliard et 37 milliards auparavant hors Chrysler. La dette nette industrielle devrait s’établir entre 5 et 5,5 milliards, tandis que ses liquidités atteindraient 18 milliards.
Malgré des problèmes d’approvisionnement de composants en provenance du Japon et une hausse de ses coûts de production, le marché automobile américain a également joué en faveur de Ford dont le chiffre d’affaires trimestriel a progressé de 13,4% à 35,5 milliards de dollars (24,8 milliards d’euros), grâce à «une hausse des prix de vente et des effets de volumes et de mix-produits favorables en Amérique du Nord».
Le bénéfice net ajusté par action s’est de ce fait replié de 4,5% seulement à 65 cents contre 60 cents attendu par le consensus, alors que les activités européennes ont vu leur bénéfice avant impôt chuter de 45%. Le directeur financier de Ford Lewis Booth prévoit pour le troisième trimestre une production en augmentation de 7,5% en Amérique du Nord à 630.000 unités, en indiquant pour les Etats-Unis des ventes annuelles «dans le bas de la fourchette» de 13 à 13,5 millions de véhicules précédemment annoncée.
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