L’échec de la fusion de Comcast avec Time Warner Cable rebat les cartes
Comcast pensait pouvoir bientôt boucler l’acquisition de Time Warner Cable (TWC), annoncée en février 2014 pour 45,2 milliards de dollars. Mais depuis une dizaine de jours, les rumeurs pessimistes se sont accumulées, jusqu’à ce que Comcast décide de jeter l’éponge, après avoir réuni son conseil d’administration jeudi soir.
«Comcast Corporation annonce que son accord de fusion avec Time Warner Cable et la transaction avec Charter Communications ont été annulés», a-t-il indiqué dans un communiqué vendredi. L’allusion au câblo-opérateur Charter, qui avait lui aussi tenté d’acquérir TWC, évoque son accord pour l’acquisition de 3,9 millions d’abonnés qui auraient été cédés par Comcast suite à la fusion.
Mercredi dernier, les dirigeants des deux plus grands câblo-opérateurs américains s’étaient rendus au ministère de la Justice, ainsi qu’à la Federal Communications Commission (FCC), l’autorité de tutelle du secteur. La combinaison des deux groupes aurait contrôlé 57% du marché à haut débit des particuliers aux Etats-Unis.
La justice s’est inquiétée du risque que «la fusion fasse de Comcast un contrôleur d’accès incontournable pour les services internet qui dépendent du haut débit pour atteindre leurs clients». De son côté, Tom Wheeler, le président de la FCC, a estimé que «la transaction aurait créé une entreprise combinant le plus grand nombre d’abonnés au haut débit et aux services vidéo aux Etats-Unis avec une activité de programmation». Selon Reuters, la FCC envisageait de convoquer une audience, étant donné la complexité des sujets soulevés. Or, cette procédure peut durer des mois, et risquait de rendre caduque le calendrier fixé par Comcast et TWC.
Brian Roberts, le directeur général de Comcast, s’est voulu rassurant quant aux conséquences de l’échec de la transaction. «Nous avions structuré l’opération de telle sorte que si le gouvernement la rejetait, nous pourrions faire machine arrière», indique-t-il dans un communiqué. Le groupe n’a par exemple pas à verser d’indemnités de rupture.
L’échec aura un effet domino. L’acquisition de Bright House par Charter, annoncée fin mars, était en effet conditionnée par la validation de l’opération Comcast-TWC, car Bright House partage des technologies et des programmes avec TWC. Du coup, Charter serait sur les rangs pour reprendre TWC. Selon Bloomberg, ses conseillers ont effectué une approche en vue d’ouvrir des discussions amicales.
Plus d'articles du même thème
-
«Notre crainte est que le marché du crédit reste volatil»
Benoist Grasset, gérant high yield chez Generali Investments -
«Les marchés ne semblent pas croire à une appréciation durable du yen»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
« La prudence des investisseurs sur les actifs français peut durer jusqu’au printemps »
Julien-Pierre Nouen, directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, Lazard Frères Gestion.
ETF à la Une
Le régulateur suisse autorise le premier ETF investi sur le bitcoin
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
« L'Etat sera là » : Lecornu promet de reconstruire la mairie de Limoges « à l'identique »
« Le contribuable local, communal, ne mettra pas un euro dans la reconstruction de cet hôtel de ville », a indiqué le Premier ministre. Matignon souhaite une « procédure Notre-Dame » de Paris -
Mobilisation du 24 octobre : des dizaines de milliers de manifestants à Paris, Marseille... des dégradations à Grenoble
Une nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère a lieu dans toute la France, ce samedi 24 octobre, après les violences du 17 octobre. Les manifestations sont placées sous la haute surveillance des forces de l’ordre : 70 000 policiers et gendarmes sont déployés dans le pays -
Orléans : entre 11 000 et 26 000 personnes manifestent contre le congrès du Rassemblement national
Samedi 24 octobre, entre 11 000 et 26 000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, se sont élancées dans un cortège pour marquer leur opposition au Rassemblement national, qui tient un congrès dans la cité. Un important dispositif des forces de l’ordre encadre les manifestants