Le SBF 120 progresse dans la féminisation des conseils
En matière de parité, la politique des quotas paie. Doucement mais sûrement, les grandes entreprises se mettent en mesure de respecter l’objectif fixé par la loi Zimmermann-Copé du 27 janvier 2011, qui impose la présence de 40% de femmes au 1er juillet 2017 dans les conseils d’administration des 2.000 plus grandes entreprises françaises.
A l’issue des assemblées générales annuelles de 2012, ce taux atteignait 23,7% dans les groupes du CAC 40, et 20% dans le SBF 80, selon l’observatoire Ethics & Boards. En 2011, cette proportion atteignait respectivement 20,6% et 14,8%.
La féminisation des conseils de l’indice parisien dépasse celle du Footsie (16,6%) et du Dax (13,7%), et apporte du sang neuf. «Les administratrices ont en moyenne six ans de moins que les administrateurs, et exercent donc plus souvent un rôle exécutif par ailleurs», souligne Floriane de Saint Pierre, président d’Ethics & Boards. Le chemin de la parité reste cependant semé d’embûches. Si Publicis, Alten ou Icade ont déjà atteint l’objectif de la loi, 50 entreprises du SBF 120 n’arrivent même pas à 20% d’administratrices, et EADS plafonne à zéro (voir tableau).
Les comités spécialisés demeurent en outre très masculins. «La proportion des femmes dans les comités des nominations du CAC 40 tombe à 16,5%, et 18 comités n’en comportent aucune», relève Floriane de Saint Pierre. Enfin, moins une entreprise est visible, moins elle fait d’efforts: d’où la proportion plus faible de femmes au sein du SBF 80 que dans le CAC 40. Le taux tombe même à 16,2% sur les 460 entreprises de l’échantillon de l’Observatoire de la parité de l’ESC Dijon. Pour accélérer le mouvement, cinq associations ont annoncé hier le lancement de la Fédération femmes administrateurs.
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