Le sauvetage d’Areva s’annonce douloureux

Avec 4,9 milliards d’euros de pertes en 2014, le groupe ne peut échapper à une recapitalisation.
Olivier Pinaud

Le sinistre Areva s’annonce comme l’un des plus coûteux de l’histoire pour l’Etat français. Alors qu’il doit arrêter ses résultats le 3 mars, le groupe nucléaire a préféré faire taire la rumeur galopante sur l’ampleur de sa perte nette 2014: elle sera «de l’ordre de 4,9 milliards d’euros». La ministre de l’Energie, Ségolène Royal, a assuré hier qu’il est «trop tôt» pour évoquer une recapitalisation, mais le groupe, et son premier actionnaire, l’Etat français avec 87% du capital, ne pourront pas y échapper.

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