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Le rapport Rameix-Giami promeut une plate-forme dédiée aux PME-ETI
Le rapport Rameix-Giami promeut une plate-forme dédiée aux PME-ETI
Les conclusions sont sans appel. Soit Nyse Euronext participe à cette Bourse alternative. Soit il faut ouvrir le marché à la concurrence
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Bruno de Roulhac
François Baroin a annoncé des mesures en faveur des PME le 21 février 2012. Photo: Bloomberg
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Attendu depuis des semaines, le rapport Rameix-Giami sur le financement des PME-ETI par le marché a enfin été publié. Il est sans concession pour Nyse Euronext. La «direction générale [de Nyse Euronext] ne semble pas convaincue de la nécessité de revoir radicalement sa stratégie en direction des PME et ETI», expliquent les auteurs de l’étude au ministre de l’Economie, François Baroin, qui leur a confié cette mission formellement en juillet dernier.
Le rapport constate que les efforts faits par l’entreprise de marché se résument à quelques propositions, dont la constitution d’un comité d’orientation stratégique, purement consultatif, alors qu’elle n’a rien lâché sur les tarifs, notamment de transfert.
Aussi, le rapport propose deux alternatives. Soit la création d’une Bourse des PME-ETI, où Nyse Euronext serait actionnaire de référence, mais minoritaire, aux côtés de la Caisse des dépôts et d’autres partenaires (L’Agefi du 18 juillet). Une solution qui aurait l’avantage de rester française et peu coûteuse, une plate-forme de marché valant au plus 15 millions d’euros, confie un expert. Soit l’ouverture à la concurrence du marché français, en facilitant l’arrivée d’un opérateur professionnel alternatif. Le LSE a déjà manifesté son intérêt. La Bourse de Stuttgart serait également prête à collaborer. «Il n’y a pas de monopole en France, nous regarderons donc toutes les possibilités», a déclaré hier François Baroin.
Dans les deux cas, Nyse Euronext devra laisser la possibilité aux sociétés cotées concernées (compartiments A et B, et Alternext) de changer de fournisseurs et sans frais supplémentaires. François Baroin a confié à Nyse Euronext et à la CDC le soin de mettre en œuvre ces recommandations avant l’été.
Bercy a fait cette annonce discrètement, en marge du lancement du programme FSI France Investissement 2020 – doté de 5 milliards d’euros, dont 4 milliards apportés par le FSI, sur 8 ans – et des fonds d’investissement Nova 1 et Nova 2 destinés aux PME-ETI cotées. Ces deux fonds ont levé 161,5 millions d’euros, dont 40 millions auprès de la CDC et le solde auprès de douze assureurs ou bancassureurs. 40% des capitaux sont destinés à des introductions et 30% à des augmentations de capital. Ces fonds, fermés, d’une durée de cinq ans, se fixent un objectif de rentabilité supérieur à l’indice composite formé à 50% du CAC Small et à 50% du All shares. Nova 1 et Nova 2 seront gérés par CM-CIC AM et par Amiral Gestion.
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