Le nouvel Atos va être opérationnel immédiatement
Réunis en assemblée générale mixte, les actionnaires d’Atos Origin ont approuvé vendredi dernier à 99,99% l’acquisition des activités informatiques de Siemens, rendant ainsi effective la naissance d’un groupe de 78.500 personnes avec un chiffre d’affaires pro forma de 8,7 milliards d’euros en 2010. «Le travail effectué en amont au cours des six derniers mois permet à la nouvelle entité d’être immédiatement opérationnelle», a indiqué Thierry Breton, PDG de la SSII, lors d’une réunion de presse. Il a ajouté que les 3.000 postes clés avaient déjà été déterminés au sein du nouveau groupe. Roland Busch, membre du directoire de Siemens, rejoint par ailleurs le conseil d’administration d’Atos.
La nouvelle entité portera désormais le nom et la marque «Atos», dépositaire de son double héritage (acronyme de : Atos Origin TO Siemens IT Solutions & Services). Le groupe a également signé vendredi avec Siemens, conformément aux attentes, un contrat d’infogérance de 5,5 milliards d’euros sur 7 ans, par lequel il prendra en charge «la gestion de l’ensemble des infrastructures, des applications et des services informatiques» du conglomérat allemand dans le monde entier.
D’un point de vue financier, l’apport des activités de Siemens, qui a coûté à la SSII près de 840 millions d’euros, a été rémunéré par une prise de participation de 15% à travers une augmentation de capital réservée au groupe allemand. Celui-ci a également souscrit à des Océane (d’une durée de 5 ans, non cotées) pour un montant nominal de 250 millions d’euros, le solde faisant l’objet d’un paiement en numéraire de 176 millions. Le groupe industriel allemand devient ainsi le deuxième actionnaire d’Atos, derrière le fonds de private equity PAI qui détient 20% du capital.
Atos confirme son objectif d’une dette nette quasi nulle à fin 2012. A l’horizon 2013, il vise toujours un chiffre d’affaires de 9 à 10 milliards d’euros accompagné d’une marge d’exploitation de 7 à 8%. Concernant HTTS, son activité Services Transactionnels de Haute Technologie (qui comprend Worldline), Thierry Breton précise être toujours ouvert à des opportunités sélectives de croissance externe. «Maintenant que l’acquisition est bouclée, l’attention des investisseurs devrait se tourner vers l’intégration de SIS et la performance du cœur de métier au second trimestre 2011», estime le courtier Jefferies. L’action a terminé la séance de vendredi en repli de 0,8% à 38,7 euros.
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