Le nouvel Alstom sera sur les rails avant la fin de l’année
Plus de 16 mois. C’est le temps qu’il aura fallu à General Electric pour mettre la main sur les actifs énergétiques d’Alstom. Le groupe américain a obtenu hier les deux derniers sésames qui lui faisaient défaut: le feu vert de la Commission européenne et celui du département américain de la Justice (DoJ). Ces autorisations ont été accordées toutes les deux sous conditions.
Pour obtenir l’accord de Bruxelles, et maintenir un niveau de concurrence suffisant, GE s’est engagé à céder au groupe italien Ansaldo Energia une série d’actifs et de services portant sur les modèles de turbines GT26 et GT36 d’Alstom. Pour répondre à la demande du DoJ et de l’Europe, il vendra également Alstom Power Systems Manufacturing, une division du groupe français spécialisée dans les services après-vente. Ces différentes opérations devraient être conduites dans les prochaines semaines. Pour contribuer à ces concessions, Alstom a accepté de réduire de 300 millions d’euros le montant de l’opération, initialement arrêté à 12,35 milliards d’euros. Les deux groupes espèrent pouvoir définitivement refermer le dossier «dès que possible au quatrième trimestre 2015».
A ce moment-là, Alstom pourra alors véritablement débuter sa nouvelle vie, délesté de ses activités dans l’énergie, recentré sur le ferroviaire et riche d’une injection de cash de 9 milliards d’euros. Une fois l’opération bouclée, les actionnaires d’Alstom seront appelés à voter en assemblée générale l’offre publique de rachats d’actions (Opra) promise et dont le montant s’établira entre 3,2 et 3,7 milliards d’euros. «En faisant l’hypothèse d’une Opra de 3,45 milliards d’euros, à 35 euros par action, soit le prix de l’option d’achat dont dispose l’Etat français auprès de Bouygues, cela donnerait à Alstom une position de trésorerie nette de 568 millions d’euros», calculent les analystes de Barclays.
Ce bilan assaini doit permettre à Alstom de se mêler à la lutte sur le marché mondial du transport ferroviaire, sur lequel il dispose de positions fortes, et à sa probable consolidation. A la fin du premier trimestre de l’exercice 2015-2016, son carnet de commandes s’élevait à 28,7 milliards d’euros, soit plus de 4 fois le montant de son dernier chiffre d’affaires annuel.
Plus d'articles du même thème
-
La Bourse de Londres ne se défait pas de sa décote
Depuis le Brexit, la Bourse de Londres a moins progressé que les autres grands marchés actions. Elle est également affectée par la faible croissance et l’instabilité politique. L’indice FTSE 100 garde un biais défensif mais le marché veut de la croissance. -
Tom Théobald: «L’Union européenne est plus forte si elle travaille avec la Grande-Bretagne»
Le directeur général de Luxembourg for Finance, Tom Théobald, analyse l'impact de dix ans de Brexit pour les différentes places financières du continent. -
Le pétrole rebondit après un premier accroc dans le processus de paix au Moyen-Orient
Les négociations qui devaient débuter vendredi en Suisse pour arriver à un accord final entre les Etats-Unis et l’Iran ont été repoussées. Le prix du pétrole remonte au-dessus de 80 dollars.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Tribune librePrésidentielle 2027 : faut-il instaurer un spoils system à la française ?
A l’aube de 2027, il faudrait envisager un « spoils system » limité au « top 1 ou 2 % » des plus hauts serviteurs de l’Etat, tout en garantissant davantage de transparence dans les nominations à la tête des principales institutions -
Election de Makerfield : le travailliste Andy Burnham remporte son pari haut la main
Lors de l’élection partielle de jeudi, le maire de Manchester semble avoir été soutenu par une partie de l’électorat libéral-démocrate, vert, mais aussi conservateur. Son objectif est à présent de s’emparer de la direction du Labour -
Accord Iran-Etats-Unis : les négociations prévues pour vendredi en Suisse sont « reportées »
Dans la nuit, la Maison Blanche avait fait savoir que J. D. Vance, le vice-président américain, ne se rendrait pas en Suisse ce jour. En parallèle, malgré l’accord qui inclut un cessez-le-feu au Liban, Tsahal a mené des frappes au pays du cèdre dans la nuit, « après des violations répétées » du Hezbollah