Le marché italien des télécoms achève sa concentration
L’un des derniers grands dossiers de fusion dans les télécoms européens arrive à son terme. Vimpelcom et Hutchison ont annoncé hier la fusion définitive de leurs filiales italiennes Wind et 3 Italia. Les deux groupes avaient officialisé leurs discussions en mai dernier.
La transaction représente 21,8 milliards d’euros, dont 13,9 milliards pour Wind, qui accusait une dette nette de 10,1 milliards fin juin. Les actionnaires estiment que la fusion devrait conduire à plus de cinq milliards d’économies, pour un revenu combiné de 6,4 milliards en 2014. Le réseau fixe de Wind pourrait être mis en vente.
La nouvelle entité sera détenue à parité par Wimpelcom (conseillé par HSBC et Morgan Stanley) et Hutchison (Goldman Sachs). Le directeur général de Wind, Maximo Ibarra, prendra sa direction, tandis que la responsable de 3 Italia, Dina Ravera, supervisera le processus d’intégration des deux sociétés. 3 Italia place également son directeur financier Stefano Invernizzi et Hutchison nommera le premier président du groupe.
L’opération mettrait un terme à la concentration du secteur dans la péninsule en réduisant le marché italien à un jeu à trois, avec Telecom Italia et Vodafone, de taille à peu près équivalente. Avec 31 millions de clients, la coentreprise détrônerait toutefois Telecom Italia de sa place de numéro un. Les autorités européennes ont déjà approuvé des concentrations similaires en Allemagne, en Autriche et en Irlande moyennant quelques concessions. Toutefois, en cas de demandes trop importantes, les deux actionnaires ont prévu de mettre un terme à leurs discussions sans pénalité.
Les investisseurs ont salué le montant des synergies prévues et anticipent une concurrence moins vive, alors que le secteur traverse une guerre des prix depuis deux ans. En outre, l’opération ne fragilise pas la structure financière des actionnaires. Certains craignaient une augmentation de capital afin de réduire la dette de Wind.
Toutefois, la nouvelle entité devra prouver sa résistance avec deux actionnaires à forte personnalité. Vimpelcom est contrôlé par le russe Mikhail Fridman, tandis que Hutchison est aux mains du hongkongais Li Ka-Shing. Les deux hommes se sont opposés sur la question du contrôle, les conduisant à interrompre des discussions entamées il y a plusieurs années.
Hutchison poursuit son expansion dans les télécoms européens. Il a acquis O2 au Royaume-Uni en mars, après s’être développé en Autriche, Irlande, Suède et Danemark.
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