Le marché automobile français espère approcher du point bas

Les immatriculations ont encore baissé en avril (-5,2%) mais à un rythme inférieur à celui des mois précédents. La baisse annuelle est attendue à 8%
La rédaction

Le marché automobile français a connu une légère accalmie en avril. Les immatriculations de voitures neuves n’ont baissé que de 5,2%, à 157.959. En données corrigées des jours ouvrables, la baisse ressort à 9,7%. «Le marché semble vouloir arrêter de s'écrouler car on n’a pas eu de baisse à deux chiffres comme les mois précédents», souffle François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). C’est la première fois que les immatriculations accusent un recul inférieur à 10% depuis six mois.

Le marché a notamment profité de la sortie de nouveaux modèles. La baisse des immatriculations du groupe Renault a ralenti à 2,8% en avril, contre -8,3% en mars, toujours grâce à Dacia (+19,1%) mais aussi grâce à la Clio de 4e génération et à sa déclinaison en 4X4 de ville, Captur. Chez PSA Peugeot Citroën, qui a ajouté des nouvelles versions à la 208, les immatriculations ont reculé de 12,1%, après -23,6% en mars. Volkswagen est reparti à la hausse (+4,4%) avec sa nouvelle Golf.

Dans ce contexte, le CCFA espère que le marché français n’est pas loin d’avoir touché son point bas. Mais «la question reste de savoir où il se situera», reconnaît François Roudier. La semaine dernière, Michelin a indiqué avoir observé en avril des signes de reprise de la production en Europe tandis que Renault a estimé qu’en dépit de conditions économiques toujours difficiles et d’un degré élevé d’incertitude sur le continent, le point bas n'était plus très loin. Par prudence, le CCFA a révisé à la baisse sa prévision de marché annuelle, à -8% «au mieux» contre -5% auparavant. Depuis le début de l’année, les immatriculations de voitures neuves ont chuté de 12,3%.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...