Le groupe russe ARMZ s’empare de la totalité du capital d’Uranium One
La Russie élargit ses capacités de production d’uranium. Le producteur russe d’uranium, d’or et de métaux rares Atomredmetzoloto (ARMZ), filiale minière du groupe nucléaire public russe Rosatom et l’un des leaders de la production mondiale d’uranium, a annoncé hier s’être engagé à racheter la totalité du groupe canadien Uranium One et à le sortir de la cote.
Dans le cadre de cet accord, ARMZ, qui détient déjà 51,4% d’Uranium One, s’engage à racheter les actions du deuxième producteur d’uranium canadien qu’il ne détient pas encore à un prix de 2,86 dollars canadiens, soit une prime de 19% par rapport à son cours de clôture de vendredi à la Bourse de Toronto. Une opération qui valorise la cible à environ 2,8 milliards de dollars canadiens (2,1 milliards d’euros).
Le prix proposé est très proche du milieu de la fourchette de 2,62 à 3,16 dollars canadiens par action estimée par GMP Securities comme étant le juste prix de marché de la société canadienne. Au total, un montant de 1,3 milliard de dollars canadiens sera ainsi versé aux actionnaires minoritaires d’Uranium One, conseillé dans cette opération par Canaccord Genuity. «Le comité de direction d’Uranium One a voté à l’unanimité en estimant que cet accord est dans le meilleur intérêt d’Uranium One et est juste pour ses actionnaires» indique le communiqué. Le comité indépendant a également donné son feu vert à l’opération de rachat, qui sera soumise au vote des actionnaires au cours du mois de mars.
«Malgré le contexte difficile que connaît actuellement l’industrie de l’uranium, ARMZ va poursuivre sa stratégie de développement d’Uranium One pour en faire le leader global de la production d’uranium, ce qui constituait la base de notre investissement initial dans la société» indique Vadim Jivov, président d’ARMZ, conseillé par BMO Capital Markets.
Le groupe russe était entré au capital d’Uranium One fin 2009 pour porter progressivement sa participation à 51,4% au cours de l’année 2010 et souhaite en faire «une plate-forme globale pour sa croissance future». Il avait également accepté fin 2010 de payer une prime de 5,5% pour s’emparer du groupe minier australien Mantra Resources pour un montant de 1,16 milliard de dollars locaux (920 millions d’euros).
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