Le groupe PSA accélère sa réorganisation opérationnelle
Les difficultés du marché européen incitent PSA à revoir en profondeur son organisation. Après les suppressions d’emplois annoncées la semaine dernière, le constructeur a indiqué qu’il allait vendre à l’américain Enterprise Holdings sa société de location automobile Citer, qui exploite une flotte de 30.000 véhicules et emploie un millier de salariés en France et en Espagne à travers Atesa. Si le prix de la transaction n’a pas été communiqué, le chiffre d’affaires des activités cédées, qui s’élève à 276 millions d’euros, reste marginal à l’échelle du groupe PSA dont les ventes annuelles dépassaient 56 milliards d’euros en 2010.
Cette opération, qui devrait être bouclée avant fin 2011, est assortie d’un accord de buy back (contrats de vente de la flotte avec clause de rachat à un prix déterminé) valable un an, soit jusqu’à fin 2012. Prenant acte de synergies limitées entre la construction et la location automobile, un porte-parole de PSA interrogé par L’Agefi estime qu’Enterprise Holdings «sera mieux placé pour assurer le développement de Citer», aucun doublon d’activité n’étant à redouter. Présent au Royaume-Uni, en Irlande et en Allemagne, le groupe nord-américain est leader mondial de la location de voitures avec 1,2 million de véhicules, 70.000 employés (dont 4.000 en Europe) et un chiffre d’affaires supérieur à 10 milliards d’euros.
Le souci d’une meilleure maîtrise des coûts conduit d’autre part PSA à rapprocher dès le 1er janvier 2012 le pilotage commercial des marques Peugeot et Citroën. Il crée ainsi une direction du commerce Europe et une direction des opérations internationales confiées respectivement à Jean-Philippe Imparato et Yves Moulin. «Un directeur général des marques sera nommé dans chaque pays d’Europe», sauf en France où les directeurs de Peugeot et de Citroën seront directement rattachés au directeur du commerce Europe, précise le communiqué. La structure de distribution et d’animation des réseaux des deux marques phares reste inchangée.
Cette évolution s’accompagnera de la suppression d’une soixantaine de postes en France, selon Les Echos.
En cohérence avec la politique de montée en gamme du groupe, l’objectif de la nouvelle organisation est de «renforcer le déploiement de la stratégie et de l’identité des marques au niveau mondial», et de «simplifier et rendre plus efficaces les opérations commerciales en Europe».
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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