Le Giac veut changer de braquet dans le financement des PME-ETI
Dernier vestige du système des groupements d’emprunts, mode de financement des entreprises en vogue jusque dans les années 80, le Giac veut profiter de l’accélération du mouvement de désintermédiation bancaire pour lever son plus gros fonds. Successeur du Giac Obligation long terme lancé en juillet 2012, et dont les derniers euros des 80 millions initialement disponibles seront investis d’ici à la fin du mois d’octobre, Giac OLT II vise 300 millions d’euros.
Il représentera à lui seul les trois quarts des montants jusqu’à présent levés par les sept fonds communs de créances ou de titrisation émis par le Giac depuis 1997. Ces 410 millions d’euros ont permis de financer près de 350 PME-ETI, via des prêts à long terme, dont la société Kep Technologies est l’un des derniers bénéficaires.
Giac OLT II sera lancé fin 2013 ou début 2014. «Le véhicule répondra à la fois à la demande des entreprises, qui ont besoin de lignes de crédit de plus en plus importantes, et à l’appétit des compagnies d’assurances qui cherchent à investir dans les PME-ETI», explique Alain Philbert, le président du Giac.
Afin de répondre aux attentes des investisseurs, Giac OLT II sera divisé en deux structures. D’une part, un fonds commun de titrisation dit «tranché», avec une part senior à hauteur de 65% dont la rémunération suivra celle des titres obligataires émis par les entreprises financées, le solde étant constitué de mezzanine ou de titres subordonnés. D’autre part, un fonds de prêts à l’économie qui émettra des obligations auprès d’investisseurs pari passu. Comme à son habitude, le Giac placera 7% des montants empruntés par les entreprises dans un fonds de garantie mutualisé.
Les fonds seront investis dans des prêts à long terme, proches de quasi-fonds propres. Soutenu par CDC Entreprises, Oséo, Neuflize Vie et Natixis, le premier Giac OLT avait ainsi accordé des prêts à 10 ans, dont cinq années de différés, à un taux nominal de 315 points de base au-dessus de l’Euribor 3 mois, et avec un coût total de 560 points de base au-dessus de l’Euribor.
Ils financeront des PME-ETI venues de tous les secteurs d’activité, même si l’agro-alimentaire, secteur originel de l’ancien Groupement des industries agricoles alimentaires et de grande consommation, fournit encore environ le tiers des candidats aux prêts.
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