Le dividende de GE devient intenable
H. Lawrence Culp va se jeter à l’eau. Après avoir demandé quelques jours supplémentaires pour se faire une idée plus précise de la situation du groupe, le nouveau PDG de General Electric commentera en début d’après-midi (heure de Paris) ses premiers résultats trimestriels.
Les mauvaises nouvelles ont été en grande partie déjà pré-annoncées le 1er octobre, lors dulimogeage de l’ancien PDG John Flannery. Le conglomérat avait prévenu qu’il inscrirait 23 milliards de dollars de dépréciations d’actifs dans ses comptes trimestriels en raison de difficultés de sa division de fabrication de turbines énergétiques. Les objectifs financiers pour 2018 avaient également été abandonnés. Mais Lawrence Culp pourrait aller plus loin aujourd’hui : le consensus d’analystes s’attend à une nouvelle coupe dans le dividende, alors que GE l’a déjà divisé par deux en novembre 2017. Le coupon trimestriel versé depuis la fin d’année dernière n’est plus que de 12 cents par action.
Equation financière insoluble
Certains analystes et investisseurs n’excluent pas une suppression pure et simple. Une telle décision serait historique : GE a toujours payé un dividende à ses actionnaires au cours des cent dernières années. Depuis 2000, le groupe a distribué plus de 150 milliards de dollars en dividendes à ses actionnaires. Rien qu’en 2017, GE leur a versé 8 milliards de dollars, auxquels se sont ajoutés 4 milliards de dollars de rachats d’actions.
Selon les analystes de JPMorgan, le désendettement est le chantier prioritaire du nouveau PDG de GE. Ils calculent que compte tenu de ses 100 milliards de dollars d’engagements actuels, le groupe ne générera pas de cash-flows libres en 2019 dans sa configuration actuelle et devrait emprunter 4 milliards de dollars pour payer le dividende. Une équation insoluble.
Pour le troisième trimestre, le consensus d’analystes Thomson Reuters prévoit à un chiffre d’affaires de 29,9 milliards de dollars, quasiment 4 milliards de moins qu’un an auparavant. Le bénéfice par action ajusté est attendu à 20 cents contre 29 cents au troisième trimestre 2017.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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