Le conseil de FPF devrait se prononcer contre l’OPA de PHRV
Difficile conseil d’administration hier soir pour Foncière Paris France (FPF). Le groupe devrait vraisemblablement se prononcer contre le projet d’OPA de Paris Hôtels Roissy Vaugirard (PHRV). Ce dernier, qui détient de concert avec Cofitem-Cofimur, 24,4% du capital de FPF, a déposé vendredi dernier un projet d’OPA entièrement en cash sur FPF. Une riposte au projet d’OPE de Foncière des Régions annoncé fin juillet et abandonné début septembre en raison de la chute des marchés remettant en cause les parités d’échanges des instruments financiers (BSA et OSRA).
Avant même que le conseil de FPF se réunisse, son PDG, Jean-Paul Dumortier, avait exprimé ses réticences à La Tribune: «Ce n’est rien d’autre qu’un coup financier après la chute du cours de Bourse de cet été, et ce, aux dépens des petits actionnaires de notre entreprise qui risquent de se laisser séduire par cette offre en cash». Des propos qui peuvent surprendre alors que le conseil de FPF avait accueilli en juillet «favorablement» le projet de FDR, qui ne proposait qu’une offre en titres aux minoritaires, valorisant au cours actuel une action FPF autour de 86 euros, contre 100 euros offert en cash dans l’OPA de PHRV.
Cette OPA «est une bonne nouvelle pour les minoritaires, confie Colette Neuville, présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam). Non seulement elle est en cash et leur donne la possibilité de sortir, mais surtout cette offre est inamicale et non arrangée avec les dirigeants», à la différence de celle de FDR. Certains dirigeants de FPF avaient en effet négocié leur avenir chez FDR et la parité des BSA en leur possession. L’OPE valorisait notamment le BSA 2005 à 42 euros lors de l’annonce (32 euros au cours actuel) alors que l’OPA de PHRV n’offre que 14 euros!
Ayant désormais les mêmes intérêts que les minoritaires, les dirigeants «vont tout faire pour provoquer une contre-offre», poursuit Colette Neuville, qui se dit prête à aider les uns et les autres! Tous devraient invoquer la décote de l’offre de près de 25% par rapport à l’ANR EPRA triple net de FPF à 132,90 euros fin juin.
Tout dépendra alors du geste que PHRV et Cofitem-Cofimur seront prêts à faire pour ramasser un minimum de 26% du capital, leur permettant d’atteindre le seuil minimal qu’ils se sont fixé de 50,01% du capital à l’issue de l’OPA. Predica, deuxième actionnaire avec 14,7% du capital, refusait hier de s’exprimer sur ce dossier.
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