Le Campus Cyber de La Défense prend forme
Un rêve qui devient réalité», «une première mondiale», «un endroit où l’on va faire des choses jamais faites ailleurs»… Pour la présentation du point d’étape sur la création du Campus Cyber, mardi midi, Michel Van Den Berghe, ancien responsable d’Orange Cybersécurité et président du Campus Cyber, et Guillaume Poupard, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), ne réfrénaient pas leur enthousiasme.
Dans ce lieu destiné à rassembler l’écosystème de la cybersécurité, industries, start-up, services de l'État et écoles spécialisées, «on pourra mener des projets en commun, aller plus vite, mutualiser les approches de cybersécurité», souligne Guillaume Poupard.
Ce campus XXL dédié à la cybersécurité, initialement annoncé pour cet automne, devrait ouvrir «le 15 février 2022», a indiqué Michel Van Den Berghe à la presse. Il a été voulu par Emmanuel Macron, qui a annoncé en février 2021 un budget d’un milliard d’euros alloué à la cybersécurité.
Il comprendra treize étages dans la nouvelle Tour Eria : conçue par l’architecte Christian de Portzamparc, à La Défense près de Paris, elle prend la suite de la tour Arago détruite en 2017. Le bail a été signé fin juillet. La SAS Campus Cyber est dotée d’un capital social de 8 millions d’euros, dont 3,5 millions détenus par l’Etat.
1.600 salariés sur 26.000 m²
A terme, environ 1.600 salariés y seront accueillis, dont 30% représentant des grandes entreprises et 25% des services de l'État (Anssi, gendarmerie, police ou services de renseignements, militaires du Comcyber), selon les chiffres présentés par Michel Van Den Berghe.
Sur les 26.000 m², des espaces privés seront loués à des entreprises, et des espaces collaboratifs (sur les 4e, 5e et 6e étages) seront dédiés notamment au coworking.
Le 3e étage, dédié à l’innovation, comportera un espace incubateur pour les start-up géré par l’Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique). Avec pour objectif d’incuber «50 start-up en cinq ans dans la cybersécurité», pour en lancer une dizaine par an, a indiqué Christophe Dumoulin, qui pilotera l’incubateur. Un fonds doté de «8 à 10 millions d’euros» a été créé pour financer à hauteur de 300.000 euros les jeunes pousses, a-t-il indiqué.
L’immeuble comportera en outre des espaces de réception, de conférences, et quatre lieux de restauration.
Six groupes, 30 start-up, des fonds et des grandes écoles
Selon les plans consultés par L’Agefi, L’Anssi, Capgemini et Orange Cyberdéfense y occuperont des étages entiers, Safran, Atos, Sopra Steria, Thales, ou encore le ministère de l’Intérieur et celui de la Défense y seront en bonne place. Les écoles d’ingénieurs Epita et Efrei y ont aussi leurs espaces. En banque assurances, des entreprises ont insisté pour être sur le même étage, pour mutualiser leurs compétences, indique Michel Van Den Berghe.
«Avec six grands industriels français, 30 start-up, des grands fonds d’investissements et huit grandes écoles, nous sommes déjà pleins», souligne Michel Van Den Berghe. «Nous réfléchissons déjà à un deuxième site», assure-t-il.
Si le Campus Cyber tricolore constitue bien une «première mondiale», selon Guillaume Poupard, quelques précédents existent néanmoins, tel le Cyber Spark à Beer Sheva en Israël.
Il va aussi se décliner en régions, où plusieurs campus cyber vont ouvrir : sept régions sont déjà conventionnées, comme la Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes.
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