Le CAC 40 nomme deux fois moins de femmes dans ses conseils qu’en 2011
Ce soir, la France devrait avoir pour la première fois un gouvernement comptant autant d’hommes que de femmes… Pourtant, les conseils d’administration du CAC 40 sont loin d’atteindre ce niveau, hormis Publicis. Toutefois, la loi Copé-Zimmermann de janvier 2011 n’impose qu’un seuil de 20% d’ici 2014 et de 40% en 2017.
Alors que les sociétés du CAC 40 ont atteint la barre des 20% dès l’an dernier (20,8%), la progression a été très faible cette année, avec un niveau de 23,4%, constate le septième baromètre annuel Capitalcom sur la mixité des conseils. Cette année, les groupes du CAC 40 auront nommé «deux fois moins de femmes qu’en 2011», relève Caroline de La Marnierre, présidente de Capitalcom. Un ralentissement qui s’explique notamment par la réduction du nombre de mandats à 552 sièges contre 573 en 2011. Toutefois, ce niveau de féminisation des conseils reste bien supérieur aux 15,1% de femmes dans les instances dirigeantes de ces mêmes groupes, constatait Capitalcom en mars dernier.
Déjà un quart du CAC 40 (9 sociétés) affiche un taux d’un tiers au moins de femmes. Et sur l’ensemble de l’indice, le nombre de femmes a triplé en 5 ans, partant d’un taux de 8,5% en 2007. Seul EADS ne compte toujours aucun membre féminin dans son conseil.
Toutefois, les critiques de consanguinité faites aux hommes deviennent également valables pour la gent féminine! Elles sont désormais 15 à cumuler des mandats contre 12 l’an dernier. Avec en tête Anne-Marie Idrac, qui vient d’entrer chez Total et Bouygues, et siège déjà chez Vallourec et Saint-Gobain. Elle est suivie par Hélène Ploix (BNP Paribas, Lafarge, Publicis) et Patricia Barbizet (PPR, Total, Bouygues). Et il ne s’agit que de leurs mandats au sein du CAC 40.
Bonne nouvelle de cette année, les administratrices sont de plus en plus impliquées au sein du conseil. Elles sont 80 (+29%) à siéger dans un comité, soit 72% d’entre elles. Principalement présentes dans les comités d’audit et des risques (40%), de nomination et rémunération (32%) et de stratégie et investissements (23%). Signe du changement de mentalité qui s’opère, 12 administratrices, contre 8 l’an dernier, président un comité, celui des nominations et rémunération dans un cas sur deux. Publicis sort du lot avec un comité stratégique et des risques composé exclusivement de femmes!
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