Le belge Mobistar entrera en concurrence avec les réseaux câblés au premier semestre 2015
Malgré un contexte concurrentiel extrêmement vif, avec trois opérateurs de télécoms titulaires d’une licence mobile (Proximus, Mobistar, Base) plus 37 opérateurs de réseaux virtuels, Mobistar a publié des chiffres rassurants pour le quatrième trimestre 2014. Pour la première fois depuis 2011, le revenu moyen par abonné (Arpu) de l’opérateur de télécoms a progressé de 1% d’un an sur l’autre à 24,3 euros, et de 1,8% à 28,2 euros pour les clients titulaires d’un contrat, grâce au décollage du haut débit mobile (4G).
Son excédent brut d’exploitation (Ebitda) affiche une hausse de 1% à grâce à de plus faibles charges de restructuration et à des économies de coûts. Afin de maintenir un ratio de dette nette à deux fois l’Ebitda retraité, la filiale à 52,9% d’Orange a décidé de ne pas distribuer de dividende au titre de 2014. Mobistar anticipe pour l’exercice en cours une stabilisation de son Ebitda retraité des coûts de restructuration, dans une fourchette comprise entre 260 et 280 millions d’euros (après 275 millions en 2014), en excluant les dépenses liées à l’opportunité du câble.
Les câblo-opérateurs, qui contrôlent la moitié du marché fixe outre-Quiévrain, ont en effet été contraints par le régulateur de proposer la vente de services de gros à des parties tierces. Après s’être retiré de ce marché en 2013, Mobistar projette donc de commercialiser avant la fin du premier semestre des services internet très haut débit et de télévision numérique sur réseau câblé, en ciblant le grand public et les PME. Cette offre, destinée à stimuler la convergence du marché, devrait lui coûter «entre 15 et 20 millions d’euros», selon les analystes de Raymond James. En tablant sur une part de marché captée d’environ 6%, ils estiment à environ 90 millions d’euros les revenus supplémentaires ainsi générés à l’horizon 2020, ce qui représente environ 7% du chiffre d’affaires 2014.
Face à la faible rentabilité du secteur, les cinq plus grands opérateurs du pays (Proximus, Mobistar, Base, Telenet et Voo) ont demandé mi-janvier une évolution du cadre législatif, en expliquant que les investissements d’infrastructures requièrent une période d’investissement de 10 à 15 ans qui ne correspond pas aux cycles réglementaires, technologiques et fiscaux. Ils souhaitent donc des mécanismes fiscaux et financiers incitatifs, une égalité réglementaire entre les différents intervenants et un soutien des pouvoirs publics au développement des filières numériques.
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