L’AMF veut faciliter le dépôt de résolutions en AG
Le régulateur propose de réduire par deux les seuils de détention du capital requis. Il lance une nouvelle consultation sur le vote par procuration et par correspondance.
Publié le
Bruno de Roulhac
L’AMF n’est cependant pas favorable à autoriser une centaine d’actionnaires à proposer des projets de résolution.
-
Photo: PHB/Agefi
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient d’intégrer à ses recommandations sur les AG de sociétés cotées 9 des 31 propositions issues du rapport «Pour un vote transparent et effectif en assemblée générale à l’ère du numérique» de mars 2017 de sa commission consultative «Epargnants».
Ces propositions doivent permettre d’accroître la transparence en AG, en améliorant l’accessibilité et la lisibilité des projets de résolution, en informant au plus tôt sur la date de l’AG, en indiquant sur le site internet le résultat des votes et le procès-verbal complet de l’assemblée sur au moins trois années, mais aussi en rappelant que tout actionnaire a le droit de «prendre copie» de la liste des actionnaires et de la feuille de présence aux assemblées générales.
Toutefois, la préconisation, soutenue par le régulateur, de diviser par deux les seuils de détention requis pour inscrire des points et des projets de résolution en AG, nécessite des modifications réglementaires et législatives. En particulier, pour aligner les seuils de détention requis par les associations d’actionnaires sur ceux, moins élevés, applicables aux actionnaires individuels. Le rapport rappelait que les seuils n’ont pas été actualisés depuis 50 ans, alors que les capitalisations boursières ont depuis bondi. Si aucun véhicule législatif n’a été identifié pour le moment, l’objectif est de modifier ces règles avant la saison des AG 2018.
En revanche, l’AMF n’est pas favorable à permettre à 100 actionnaires au moins de proposer collectivement des projets de résolution en assemblée générale. Une pratique habituelle à l’étranger, notamment au Royaume-Uni. D’ailleurs, le Collège de l’AMF n’a pas retenu les propositions traitant du vote à distance et des plates-formes de vote électronique faute de consensus suffisant.
Pour autant, le Collège de l’AMF a souhaité poursuivre les discussions sur le vote par correspondance, le vote par procuration et sur les votes rejetés par l’émetteur en raison de leur contenu ou de leur réception tardive, notamment dans la perspective de la transposition, avant septembre 2019, de la directive sur l’engagement à long terme des actionnaires. Pour ce faire, le régulateur a mis en place un groupe de travail restreint, composé à parité de membres des commissions consultatives Epargnants et Emetteurs et sera présidé par les deux présidents de ces commissions, Claude Nocquet et Christian Schricke.
L’autorité de la lutte contre le blanchiment d’argent (Amla) vient de clôturer sa consultation publique sur le projet de standards techniques réglementaires européens (RTS) sur les obligations en matière de due diligence sur la clientèle.
La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a voté le 5 mai une proposition devenue très politique sur la révision de la titrisation, à tel point que les amendements adoptés ont pu faire reculer certaines avancées proposées par la Commission européenne. Le trilogue s’annonce compliqué.
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate
Guerre commerciale, IA et statut de Taïwan... Les sujets de discorde entre les deux dirigeants ne manquent pas, alors que l’ombre du conflit iranien plane sur leur rencontre
Attention collector ! Swatch et Audemars Piguet s'associent pour la Royal Pop, une collection de huit montres de poche en biocéramique inspirée de l'iconique Royal Oak, disponible dès le 16 mai en boutique.