Lagardère va pouvoir verser un dividende exceptionnel
Lagardère empoche 2,28 milliards d’euros. Le groupe de médias a vendu hier ses 61 millions de titres EADS, soit 7,4% du capital, via un placement privé auprès d’investisseurs qualifiés. La fourchette annoncée lundi soir entre 37,35 à 37,95 euros a été abaissée mardi matin de 37,35 à 37,45 euros, pour un placement effectif à 37,35 euros, soit une décote de 3,5% par rapport à la clôture de lundi. L’opération a été dirigée par BoA Merrill Lynch et Société Générale CIB, assistés de Crédit Agricole CIB.
«Le placement s’est bien passé, avec une faible décote et un cours qui est remonté rapidement au-dessus du prix de placement», indique SG CIB, rappelant que cette opération est la plus importante de ce type en Europe depuis 2009 avec RWE et en France depuis 2007 avec le placement par l’Etat de titres EDF. «Les anglo-saxons ont montré comme pour le bloc Safran beaucoup d’appétit pour ce papier, poursuit SG CIB. Le placement s’est fait auprès d’investisseurs britanniques (48%), américains (29%) et d’Europe continentale et Asie pour le solde (23%)».
En dehors de ces investisseurs, EADS a racheté 1,61% de ses propres actions pour 500 millions d’euros, soit un prix moyen de 37,37 euros, dans le cadre de son programme de rachats d’actions. L’assemblée générale du groupe de défense du 27 mars dernier a autorisé des rachats de titres à hauteur de 15% du capital et dans la limite d’un prix plafond de 50 euros par action. Le conseil d’administration d’EADS du 2 avril a approuvé ce programme pour un montant maximum de 3,75 milliards d’euros sur 18 mois.
L’action EADS cédait hier 2,87% à 37,60 euros, et celle de Lagardère abandonnait 2,56% à 27,79 euros. Le groupe de médias avait annoncé son intention de céder ses titres EADS avant le 31 juillet, et de redistribuer environ 50% de ce revenu exceptionnel aux actionnaires. Si le groupe distribue 1,2 milliard d’euros sur les 2,2 milliards empochés, «cela équivaut à un dividende exceptionnel de 9,4 euros», ajoute CM-CIC.
La semaine dernière Merrill Lynch avait placé pour le compte de la Sepi (participations industrielles de l’Etat espagnol), 1,15% du capital d’EADS à 39,75 euros par titre, pour un montant total de 380 millions d’euros, avec une décote limitée de 1,1%. L’Etat espagnol ne détient plus que 4,2% du capital d’EADS.
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