L’AG de la Fnac se prononcera le 17 juin sur la rémunération de son PDG
L’augmentation de capital de la Fnac réservée à Vivendi est en marche. L’AMF vient de donner son visa à cette opération - destinée notamment à faciliter le financement du rachat de Darty - qui sera présentée à l’assemblée générale du 24 mai prochain. Cette augmentation de capital de 159 millions d’euros, au prix unitaire de 54 euros – pour un cours de clôture hier de 50,71 euros – donnera à Vivendi une participation de 15% au capital de la Fnac, et diluera les actionnaires actuels de 15%. Concomitamment, le conseil d’administration de la Fnac accueillera deux nouveaux administrateurs, Vivendi, représenté par Stéphane Roussel, directeur général en charge des opérations de Vivendi, et la Compagnie financière du 42 avenue de Friedland, représentée par Simon Gillham, directeur de la communication de Vivendi.
Quelques semaines plus tard, le 17 juin 2016, l’assemblée générale ordinaire se prononcera sur le renouvellement des mandats de son PDG, Alexandre Bompard, de sa vice-présidente, Patricia Barbizet, et de Jacques Veyrat, président du comité d’audit. Les actionnaires voteront également sur la rémunération de leur PDG. Même si cet avis reste consultatif, les minoritaires pourraient manifester leur mécontentement, déjà échauffés par la rémunération de Carlos Ghosn chez Renault. Si tout le monde s’accorde à reconnaître le succès d’Alexandre Bompard, qui a su redresser la Fnac en un temps record et qui vient de mener de main de maître la bataille pour le rachat de Darty, sa rémunération peut sembler excessive au regard de la taille de la société.
Alors que la Fnac a dégagé en 2015 un bénéfice net de 48 millions d’euros, son PDG a touché l’an dernier 11,5 millions d’euros (0,9 million de fixe, 0,9 million de variable, et 9,7 millions de variable pluriannuel, correspondant aux plans décidés en 2013). Ce variable pluriannuel, net d’impôts et de taxes, soit 4,3 millions, a été investi en actions Fnac dès décembre dernier. Alexandre Bompard a réaffirmé qu’il ferait de même avec celui versé en 2016 (unités de valeur et options de performance), qui devrait atteindre près de 11 millions d’euros selon nos calculs en misant sur une stabilité du titre Fnac. Ces généreux plans de 2013 et de 2014, non plafonnés, ont été suivis en 2015 d’un dispositif de près de 22.000 actions gratuites débouclées en numéraire, versées à partir d’avril 2017, et une attribution d’options de performance, beaucoup plus mesurée que les précédents plans.
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