L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est définitivement enterré
Après six mois de médiation et une ultime consultation, l’exécutif a choisi ce matin d’abandonner le projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré des décisions de justice et un référendum local favorables. Matignon a informé des élus locaux, peu avant une déclaration du Premier ministre Edouard Philippe à la sortie du Conseil des ministres à l’Elysée.
«C’est officiel. C’est abandonné», a déclaré à l’AFP Philippe Grosvalet, président du syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest et président du conseil départemental de Loire-Atlantique. Prévenu par un conseiller de Matignon, il a fustigé «un véritable reniement» et «une très très mauvaise décision du président de la République».
Né dans les années 60 et relancé en 2000, le projet d’aéroport du Grand Ouest avait été attribué à Vinci par appel d’offres en 2010. Le PDG de Vinci Xavier Huillard a évoqué mardi un contrat «béton» après des rumeurs démenties de contestation de certaines clauses du contrat par l'État. Certains élus suggèrent une négociation avec le géant du BTP, également exploitant de Nantes-Atlantique et qui se place en vue de la possible privatisation d’Aéroports de Paris (ADP).
L’alternative à Notre-Dame-des-Landes devrait être d’aménager l’actuel aéroport Nantes-Atlantique, comme l’envisageaient des médiateurs dans leur rapport remis le 13 décembre. L’agrandissement de Nantes-Atlantique, une option longtemps écartée par les pouvoirs publics en raison notamment de la présence d’une zone naturelle protégée à proximité et de la problématique du survol de Nantes, reste toutefois entouré d’incertitudes.
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