L’actionnaire de référence de Rexel cède un troisième bloc de titres en 15 mois
Actionnaire de référence de Rexel, Ray Investment vient de procéder à sa troisième cession de titres du distributeur de matériel électrique en 15 mois.
Cette holding, qui regroupe les participations de Clayton, Dubilier & Rice (33% du total), d’Eurazeo (32%), de BoA Merrill Lynch (25%) et de la Caisse des Dépôts du Québec (près de 10%), a vendu hier 28,1 millions d’actions Rexel au prix unitaire de 17,35 euros par le biais d’un placement accéléré auprès d’institutionnels, pour un montant total proche de 490 millions d’euros. La faible décote (2%) par rapport au cours de clôture de la veille témoigne d’une demande soutenue des investisseurs, tout comme lors du deuxième placement de 14,7% réalisé en février dernier.
Après cette opération montée par Deutsche Bank, la part de Ray Investment dans Rexel est ramenée de 43,3% à environ 33%, tandis que le flottant est porté à près de 67%.
Eurazeo, dont la participation indirecte dans Rexel est ramenée de 12,7% à 10,9%, précise que sa quote-part du produit de cette cession s’élève à 85 millions d’euros. Il ajoute que ce désengagement «s’inscrit pleinement dans la dynamique de rotation d’actifs» qui lui a «permis d’encaisser un montant total de l’ordre de 750 millions d’euros depuis le début de l’année».
En valeur, c’est ainsi «près de 30%» du portefeuille d’Eurazeo qui a été désinvesti au cours des derniers mois, indique la Société Générale, en ajoutant que cette rotation accélérée des actifs «va vraisemblablement se poursuivre au cours des 18 prochains mois».
Selon Natixis, la forte exposition de Rexel à l’Amérique du Nord (plus d’un tiers de son chiffre d’affaires) devrait largement contribuer au redressement de ses résultats au troisième trimestre, «compte tenu des perspectives de rebond dans la construction et de la thématique de poursuite de la réindustrialisation des Etats-Unis». Les analystes estiment par ailleurs que la liquidité améliorée de l’action devrait favoriser une réduction de sa décote de l’ordre de 13% par rapport au secteur.
Si la totalité des contrats obligataires de Rexel comporte une clause de changement de contrôle, les analystes crédit d’Oddo Securities soulignent que cette clause s’applique «uniquement en cas de prise de contrôle de 50% des droits de vote par une entité extérieure ou un groupe agissant de concert».
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