L’action Osram n’a pas brillé pour sa première cotation à Francfort
Contrairement à l’action Siemens qui a gagné 4,1%, le titre Osram n’a pas vraiment brillé hier pour son premier jour de cotation comme entité indépendante à Francfort. Introduite à 24 euros, l’action Osram a terminé la séance sur un repli de 1% à 23,8 euros, ce qui lui confère une capitalisation boursière de 2,5 milliards d’euros. Les ventes forcées provenant de certains fonds indiciels, doublées d’un scepticisme persistant de certains investisseurs, entraîneront sans doute «une volatilité importante du titre au cours des prochaines semaines», pronostiquent les analystes d’UBS.
Ils estiment cependant que «les efforts de restructuration engagés et une hausse du rythme de croissance attendue en 2014 sont susceptibles de relever significativement la rentabilité du groupe». Après une stagnation de l’activité pour l’exercice en cours, ils anticipent une progression du chiffre d’affaires d’Osram de 7,5% l’an prochain, en prévoyant un doublement de la marge d’exploitation qui devrait atteindre 9% à l’horizon 2015. S’il a confirmé la suppression de 1.400 postes outre-Rhin, le directeur financier d’Osram Klaus Patzak ne prévoit aucune fermeture d’usines en Allemagne «dans un proche avenir».
Cette cotation marque la dernière l’étape de la scission décidée en janvier dernier entre Osram et sa maison-mère, bien que Siemens détienne encore 17% du capital de son ex-filiale d'éclairage et que 2,5% du capital d’Osram soit aux mains du fonds de retraite (Pension Trust) du conglomérat allemand. Le reste des titres, soit 80,5% du capital, représente le flottant de la nouvelle entité, réparti sur une base de «plus de 700.000 investisseurs lors des premiers échanges en Bourse», précise le communiqué d’Osram.
Si, après la scission récente de la Fnac, la séparation des réseaux fixes de Telecom Italia apparaît comme le seul projet d’envergure en Europe, plusieurs opérations de «spin off» ont récemment été annoncées par des entreprises en Asie-Pacifique. L’indien Reliance Communications et le conglomérat singapourien Fraser & Neave ont indiqué leur intention de scinder leur branche immobilière «afin de dégager de la valeur actionnariale».
Le groupe singapourien Sino Grandness Food Industry envisage de son côté la cotation séparée de son activité de boissons «sur une place boursière internationalement reconnue». Enfin, le groupe australien Brambles prévoit de céder d’ici à fin 2013 l’intégralité du capital de sa filiale Recall spécialisée dans l’archivage électronique.
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