La vente de 9,5% du capital d’ADP suscite déjà de nombreux intérêts
Depuis ce week-end, les candidats tentés par un rachat d’une partie des 9,5% du capital d’Aéroports de Paris mis en vente par l’Etat et le FSI savent à quoi s’en tenir. Le cahier des charges de l’opération a été publié au Journal officiel samedi.
La procédure d’enchères, destinée à garantir à l’Etat le meilleur prix, est relativement classique. Elle est composée deux parties. La «A» permettra à un acheteur de prendre entre 2% et 4% du capital, tandis que la «B» garantit un ticket plus élevé, entre 4,5% et 6%. Compte tenu de cette taille plus importante, le prix de l’offre «B» devra être supérieur à celui de la «A».
Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 25 juin. Les intéressés auront alors la possibilité de poser des questions à la direction d’ADP. Les offres devront ensuite être rendues le 28 juin à 11 heures. Les mieux-disantes seront retenues.
Respectivement conseillés par Credit Suisse et Citi, l’Etat et le FSI ne devraient pas manquer de candidatures. L’intérêt de Vinci n’est pas un secret, quelques mois après avoir mis la main sur ANA, l’ADP portugais. Epaulé par Lazard, le groupe de construction pourrait profiter de ces enchères pour se renforcer chez ADP, dont il détient déjà 3,3% du capital. «Le cahier des charges de l’appel d’offres n’est pas contraire aux intérêts de Vinci», décrypte une source. L’offre «A» pourrait lui permettre de monter au capital sans dépasser le plafond de 8% fixé par l’Etat. En passant la barre des 4,5%, cela lui donnerait l’assurance d’obtenir un siège au conseil d’administration d’ADP.
Des groupes d’assurances surveillent également de près le dossier. Le Fonds stratégique de participations, la structure créée fin 2012 par BNP Paribas Cardif, CNP, Prédica et Sogécap, est sur les rangs, ont indiqué des sources à L’Agefi. D’autres assureurs étudient le dossier à titre individuel. La régularité du modèle économique d’ADP répond à leurs besoins d’investissement à long terme, dans un contexte de faiblesse généralisée des rendements.
Celui offert par le dividende d’ADP, 3% environ aux cours actuels, après une hausse de 20% du cours de Bourse depuis le début de l’année, n’est pas excentrique. Mais il est amené à progresser dans les prochaines années. Le groupe d’aéroports entre dans un cycle d’investissement moins élevé, ce qui améliorera le cash-flow disponible, et il est peu endetté, avec un Ebitda d’environ 2,8 fois la dette nette à fin 2013.
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