La valorisation de Twitter avoisine les 9 milliards de dollars
La valorisation du phénomène Twitter se précise. Le service de «microblogging» fondé par Jack Dorsey, qui comptait plus de 200 millions d’utilisateurs actifs en décembre, pèserait aujourd’hui près de 9 milliards de dollars. C’est l’estimation qui ressort de l’offre faite à des employés de la première heure de vendre environ 80 millions de dollars d’actions à un fonds géré par BlackRock. Selon le Financial Times (FT), qui a rapporté le premier cette information, l’objectif est d’offrir une sortie en cash à des salariés n’ayant pas exercé leurs options depuis la dernière levée de fonds à l’automne 2011.
Cet investissement de 800 millions de dollars mené à l'époque par DST Global valorisait Twitter autour de 8 milliards de dollars. Mais selon le FT, ce dernier chiffre de 9 milliards est inférieur à la valorisation découlant de deux transactions secondaires de moindre ampleur réalisées en fin d’année dernière. Elle s'établissait alors dans une fourchette de 10 à 11 milliards de dollars. Tâtonnant voire inexistant à ses débuts en 2006, le modèle économique du site repose depuis 2010 sur une offre publicitaire proposée aux marques et aux utilisateurs. Des revenus d’un milliard de dollars sont anticipés d’ici 2014 mais la rentabilité éventuelle du site reste un secret bien gardé.
Dans la perspective d’une IPO cette année ou début 2014, l’opération permettrait de limiter les pressions sur la valorisation qui pourraient résulter de la cession massive d’actions par les employés après l’expiration d’une période dite de «lock-up». Une expérience dont Facebook garde un souvenir amer. Introduit à 38 dollars en mai dernier, le titre Facebook a clôturé la séance de vendredi sous les 32 dollars. En outre, une simplification de l’actionnariat permettrait à la société de limiter le volume d’information en circulation à l’approche de l’IPO.
Facebook et Twitter ont adopté à ce sujet des postures différentes. Si le réseau social fondé par Marck Zuckerberg a laissé le champ libre à ses employés pour négocier leurs titres sur des plates-formes telles que SecondMarket ou SharesPost, Twitter a expressément demandé à ses actionnaires de ne pas recourir à de tels outils.
Plus d'articles du même thème
-
Apple se résout à augmenter ses prix en raison de la pénurie de puces
Apple pourrait fortement augmenter les prix de ses futurs iPhone, Mac et iPad dès septembre, rattrapé à son tour par l'explosion de la demande mondiale en mémoire électronique pour l'IA. -
Le foncier rural reste en bonne santé
Selon la note d’Agrifrance sur 2025, le foncier viticole et les transactions sur les forêts ont grimpé en termes de valeur tandis que le foncier agricole poursuit sa baisse d'année en année. -
Philippe Taffin devient le nouveau président de l'Af2i
Le successeur d'Hubert Rodarie à la tête de l'association française des investisseurs institutionnels détaille ses convictions et ses chantiers prioritaires dans une interview à L'Agefi.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Coup de gommePour Donald Trump, l'« Indo-Pacifique » n'a plus lieu d'être, au grand dam de l'Inde
En rétablissant l'ancienne dénomination de leur plus important commandement militaire, les Etats-Unis relèguent au second plan New Delhi dans leur vision stratégique -
« Global Britain »Le Brexit aurait pu réussir si…
Il y a 10 ans, les Britanniques votaient par référendum en faveur du Brexit. Les experts sont unanimes, c'est un désastre économique. Cinq erreurs majeures ont été commises -
Cuba : le Parti communiste valide un virage vers davantage d’économie de marché
Le Parti communiste cubain a approuvé, mercredi 17 juin, une série de réformes économiques destinées à ouvrir davantage le pays à l’investissement privé. L’île traverse une crise économique d’une ampleur sans précédent depuis la chute de l’Union soviétique, aggravée par les pressions américaines