La valorisation de Twitter avoisine les 9 milliards de dollars

Cette nouvelle évaluation fait suite à l’investissement de 80 millions de dollars effectué par un fonds dépendant de BlackRock
Antoine Duroyon

La valorisation du phénomène Twitter se précise. Le service de «microblogging» fondé par Jack Dorsey, qui comptait plus de 200 millions d’utilisateurs actifs en décembre, pèserait aujourd’hui près de 9 milliards de dollars. C’est l’estimation qui ressort de l’offre faite à des employés de la première heure de vendre environ 80 millions de dollars d’actions à un fonds géré par BlackRock. Selon le Financial Times (FT), qui a rapporté le premier cette information, l’objectif est d’offrir une sortie en cash à des salariés n’ayant pas exercé leurs options depuis la dernière levée de fonds à l’automne 2011.

Cet investissement de 800 millions de dollars mené à l'époque par DST Global valorisait Twitter autour de 8 milliards de dollars. Mais selon le FT, ce dernier chiffre de 9 milliards est inférieur à la valorisation découlant de deux transactions secondaires de moindre ampleur réalisées en fin d’année dernière. Elle s'établissait alors dans une fourchette de 10 à 11 milliards de dollars. Tâtonnant voire inexistant à ses débuts en 2006, le modèle économique du site repose depuis 2010 sur une offre publicitaire proposée aux marques et aux utilisateurs. Des revenus d’un milliard de dollars sont anticipés d’ici 2014 mais la rentabilité éventuelle du site reste un secret bien gardé.

Dans la perspective d’une IPO cette année ou début 2014, l’opération permettrait de limiter les pressions sur la valorisation qui pourraient résulter de la cession massive d’actions par les employés après l’expiration d’une période dite de «lock-up». Une expérience dont Facebook garde un souvenir amer. Introduit à 38 dollars en mai dernier, le titre Facebook a clôturé la séance de vendredi sous les 32 dollars. En outre, une simplification de l’actionnariat permettrait à la société de limiter le volume d’information en circulation à l’approche de l’IPO.

Facebook et Twitter ont adopté à ce sujet des postures différentes. Si le réseau social fondé par Marck Zuckerberg a laissé le champ libre à ses employés pour négocier leurs titres sur des plates-formes telles que SecondMarket ou SharesPost, Twitter a expressément demandé à ses actionnaires de ne pas recourir à de tels outils.

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