« La structure financière d’Alten permet d’envisager d’autres acquisitions »
L’Agefi: Avez-vous constaté un fléchissement de votre activité depuis cet été ?
Bruno Benoliel: Le niveau d’activité est resté identique à celui du premier semestre aux alentours de 92,5%, de même que la rotation de nos effectifs à 23%. Au deuxième trimestre, la croissance organique s’est accélérée à l’international. En cas de baisse de la demande, les indicateurs de pilotage opérationnels nous permettront de réagir rapidement.
Nous continuerons à tirer parti de la rationalisation des politiques de référencement, compte tenu de notre taille, de notre positionnement et d’une offre adaptée aux besoins des clients. Nous maintenons pour 2011 notre objectif d’une croissance organique d’au minimum 13% avec une marge opérationnelle hors exceptionnels au second semestre qui devrait être au moins égale aux 10,2% du premier.
La part croissante des projets pilotés par Alten influencera-t-elle sa rentabilité ?
L’activité projets structurés («Work Package») s’est fortement développée depuis deux ans. Schématiquement, un projet structuré est géré intégralement par une équipe Alten (de 10 à 80 personnes), sous la supervision d’un responsable de projet et d’un directeur technique, qui assument la responsabilité du «delivery». L’équipe projet Alten travaille en interface avec les responsables techniques du client. Bien qu’elle soit facturée avec une référence au temps passé, l’offre en «Work Package» entraîne ponctuellement des coûts de mise en œuvre et de certification de bonnes pratiques (CMMI). Ces coûts seront progressivement absorbés par la croissance de ces activités. Ce type de projet est une source de croissance importante pour notre activité, car il répond aux besoins des clients. D’où notre prévision de 70% des projets pilotés par Alten d’ici 2014, contre 45% aujourd’hui et 25% en 2008.
Qu’en est-il de la croissance externe ?
Nous avons racheté en avril dernier Calsoft, présente aux Etats-Unis et en Inde, pays où nous avons désormais 700 personnes. Nous avons également acquis en juillet une petite société en Allemagne dans les télécoms. A fin juin, notre cash-flow opérationnel a permis d’autofinancer notre croissance externe. Notre structure financière permet d’envisager d’autres acquisitions. Sous réserve d’un bon encaissement des créances clients en décembre, nous devrions terminer l’année 2011 avec une trésorerie nette comprise entre 40 et 45 millions d’euros.
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