La solidité du modèle d’Essilor continue de faire ses preuves
Essilor maintient ses prévisions de résultats annuels même si «personne n’a le droit d’ignorer le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis ou les difficultés économiques de la zone euro», a indiqué vendredi le directeur général du numéro un mondial des verres ophtalmiques, Hubert Sagnières. Le groupe vise toujours une croissance de son chiffre d’affaires comprise entre 6% à 8% cette année, hors effets de change et acquisitions stratégiques.
En retirant les acquisitions dites «organiques», qui représentent historiquement 3 points de croissance par an, la hausse du chiffre d’affaires véritablement générée par les activités d’Essilor devrait ainsi tourner entre 3% et 5%, selon les analystes d’Oddo Securities. Le groupe mise notamment sur son développement dans les pays en croissance et sur la commercialisation de nouveaux produits, à l’image d’Optifog, un verre antibuée. «Si nous anticipons qu’Essilor atteindra le haut de cette fourchette, nous sommes maintenant plus prudents en raison d’un contexte économique plus difficile», précisent-ils, pour motiver un léger ajustement de leur prévision de chiffre d’affaires annuel à 4,2 milliards d’euros, 20 millions de moins qu’attendu.
«Essilor, qui était déjà fort et résistant en 2008, est encore plus fort aujourd’hui en 2011», a assuré Hubert Sagnières. Au niveau des résultats, le directeur général d’Essilor confirme ainsi prévoir un maintien de sa rentabilité à un niveau élevé hors acquisitions stratégiques, soit autour de 18%. Un niveau également atteint au premier semestre 2011. La dette nette a en revanche fortement progressé au premier semestre: +50% à 445 millions d’euros, sous l’effet des acquisitions et des rachats d’actions. Le groupe a acheté 2,95 millions de titres au premier semestre. La dette nette représente ainsi 15% des fonds propres au 30 juin, contre seulement 9% au 30 décembre 2010.
Soulignée par les analystes, la solidité du modèle Essilor a permis à l’action de moins souffrir pendant la crise du mois d’août, perdant 8% en un moins. Depuis le début de l’année, elle affiche un gain d’un peu plus de 8%, soit la deuxième plus forte hausse du CAC 40 derrière les +18% d’EADS.
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