La Saur trouve un accord de principe avec ses banques
L’épilogue n’est peut-être plus très loin pour le dossier de la Saur. Au terme de plusieurs heures de négociations dans la nuit de mercredi à jeudi, la position de la direction de la société, épaulée par Lazard, et celle des deux premiers créanciers, BNP Paribas et Natixis, ont convergé vers un accord de principe, a appris L’Agefi de plusieurs sources. Celui-ci est «acceptable» par les autres créanciers et les actionnaires du groupe, espère l’un des participants à ces négociations.
BNP Paribas et Natixis, qui portent à elles deux environ 800 millions d’euros de créances, soit quasiment la moitié des dettes, ont accepté de faire un dernier effort, afin de se rapprocher de la position du numéro trois français de la distribution d’eau. Elles sont prêtes à ramener la dette résiduelle de Hime, le holding de tête de la Saur, à 900 millions d’euros, 50 millions de moins qu’auparavant, et dont 150 millions pourraient être abandonnés à l’échéance 2019 si le groupe est en difficulté pour payer. D’autres clauses de respiration sont également prévues en cas de difficultés de la Saur.
Cette proposition doit maintenant être soumise aux actionnaires du groupe (Séché Environnement, Fonds stratégique d’investissement, Cube et Axa PE) et aux autres créanciers.
Plus d'articles du même thème
-
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard. -
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts