La Saur trouve un accord de principe avec ses banques
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Olivier Pinaud
L’épilogue n’est peut-être plus très loin pour le dossier de la Saur. Au terme de plusieurs heures de négociations dans la nuit de mercredi à jeudi, la position de la direction de la société, épaulée par Lazard, et celle des deux premiers créanciers, BNP Paribas et Natixis, ont convergé vers un accord de principe, a appris L’Agefi de plusieurs sources. Celui-ci est «acceptable» par les autres créanciers et les actionnaires du groupe, espère l’un des participants à ces négociations.
BNP Paribas et Natixis, qui portent à elles deux environ 800 millions d’euros de créances, soit quasiment la moitié des dettes, ont accepté de faire un dernier effort, afin de se rapprocher de la position du numéro trois français de la distribution d’eau. Elles sont prêtes à ramener la dette résiduelle de Hime, le holding de tête de la Saur, à 900 millions d’euros, 50 millions de moins qu’auparavant, et dont 150 millions pourraient être abandonnés à l’échéance 2019 si le groupe est en difficulté pour payer. D’autres clauses de respiration sont également prévues en cas de difficultés de la Saur.
Cette proposition doit maintenant être soumise aux actionnaires du groupe (Séché Environnement, Fonds stratégique d’investissement, Cube et Axa PE) et aux autres créanciers.
Eric Boutchnei, l’un des cofondateurs, se retire du capital, tandis que plusieurs collaborateurs font leur entrée. Laurent Baudino rejoint le directoire et renforce sa participation.
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