La rémunération totale des patrons du mid-market a légèrement baissé en 2014
Pour la septième année consécutive, l’association ATH, qui réunit 24 cabinets d’audit et d’expertise comptable, a analysé la rémunération de 400 dirigeants de sociétés françaises cotées, hors CAC 40 et secteurs financiers. Leur rémunération totale médiane, qui exclut les actions et options attribuées, a baissé de 0,7 % à 562.000 euros en 2014 pour le compartiment A d’Eurolist, de 1,2 % à 339.000 euros pour le compartiment B et de 2,2 % à 223.000 euros pour les dirigeants du compartiment C. A titre de comparaison, la rémunération fixe et variable des dirigeants du CAC 40 a connu entre 2013 et 2014 une remontée de 4,5 % pour atteindre 2,27 millions d’euros.
Concernant le poids des rémunérations variables, «17 dirigeants de l’échantillon ont perçu à ce titre plus d’un million d’euros l’an dernier», souligne l’étude. Les 234 autres dirigeants concernés ont reçu chacun en moyenne 255.000 euros, ce qui correspond à 38% de leur rémunération totale. Seulement un quart des chefs d’entreprise a de surcroît pu recevoir des actions ou des options, une proportion proche de celle des années précédentes. Les deux tiers de ces dirigeants appartiennent aux entreprises du compartiment A.
Pour chacun des 102 dirigeants concernés, la valorisation moyenne des actions ou options attribuées se situe à 379.000 euros. Mais cette valorisation demeure très volatile et hétérogène entre les différentes catégories d’entreprises. Elle représentait l’an dernier 514.000 euros pour les 62 dirigeants du compartiment A, en repli de 32% par rapport à 2013, contre 130.000 euros pour les 23 dirigeants du compartiment B (-55% d’une année sur l’autre). Elle a en revanche plus que doublé sur la période, à 226.000 euros, pour les 17 chefs d’entreprise du compartiment C.
Le degré de féminisation de l’ensemble du panel laisse encore fortement à désirer, puisqu’à peine plus de 6% des dirigeants sont des femmes. Pour la première fois l’an dernier, leur rémunération totale s’est approchée de celle de leurs homologues masculins (92% en 2014, contre 69% en 2013 et 59% en 2012). Leur rémunération globale (actions distribuées incluses) a même atteint 94% du montant perçu par les hommes, contre 67% en 2013 et 48% en 2012. L’étude souligne néanmoins qu’il convient de rester prudent sur cette analyse comparative, «compte tenu du faible nombre de femmes de l’échantillon».
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