La pression tarifaire pousse le secteur des cliniques à se consolider
Les fonds de capital investissement restent à la manœuvre pour consolider le secteur des cliniques privées en France. Selon plusieurs sources bancaires et financières, les groupes Vedici et Medipôle Partenaires auraient engagé des discussions en vue d’un rapprochement. Le premier est dans le giron du fonds CVC Capital Partners depuis juin 2014. Le second, contrôlé par Bridgepoint, est lui-même issu du mariage de Medi-Partenaires, dans le giron de LBO France, et de Medipôle Sud Santé. Les intéressés ne font pas de commentaires.
La pression tarifaire qui pèse sur le secteur n’est pas étrangère à ces discussions. Le gouvernement a décrété une baisse de 2,5% cette année des tarifs pour les hôpitaux privés, décision publiée au Journal officiel. Dans une industrie où les coûts fixes – matériel médical, personnel – sont élevés, l’impact d’une telle baisse de prix sur le résultat d’exploitation (Ebitda) peut atteindre 15% à 20% selon les acteurs. «Pour freiner la progression des dépenses de santé, le gouvernement a besoin de groupes privés plus gros et plus efficaces. Il pousse à la consolidation», souligne un professionnel du private equity.
Le fait que Medipôle Partenaires et Vedici envisagent un mariage un an seulement après avoir changé de mains en dit long. L’avantage de la taille va au premier: il revendique la deuxième place du secteur derrière Générale de Santé avec 830 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013 (192 millions au troisième trimestre 2014). Vedici, valorisé entre 375 et 400 millions d’euros lors de son rachat, revendiquait 550 millions d’euros de revenus en 2013.
De sources financières, Blackstone aurait aussi approché en début d’année CVC et Bridgepoint pour leur vendre les cliniques Vitalia. Les attentes de prix du fonds américain, qui a déjà cherché par le passé à céder cette participation, auraient découragé les vocations.
Plus largement, le secteur de la santé reste la terre d’élection des fonds LBO. Dans l’analyse médicale, Labco (3i) prépare sa mise en Bourse. Dans le secteur des soins à domicile, un petit acteur, IP Santé, qui réalise autour de 20 millions d’euros d’Ebitda, est à vendre. Son actionnaire, le fonds Ekkio Capital (ex-Acto) aurait mandaté Rothschild, selon des sources proches.
Plus d'articles du même thème
-
«Notre crainte est que le marché du crédit reste volatil»
Benoist Grasset, gérant high yield chez Generali Investments -
«Les marchés ne semblent pas croire à une appréciation durable du yen»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
« La prudence des investisseurs sur les actifs français peut durer jusqu’au printemps »
Julien-Pierre Nouen, directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, Lazard Frères Gestion.
ETF à la Une
Le régulateur suisse autorise le premier ETF investi sur le bitcoin
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
« L'Etat sera là » : Lecornu promet de reconstruire la mairie de Limoges « à l'identique »
« Le contribuable local, communal, ne mettra pas un euro dans la reconstruction de cet hôtel de ville », a indiqué le Premier ministre. Matignon souhaite une « procédure Notre-Dame » de Paris -
Mobilisation du 24 octobre : des dizaines de milliers de manifestants à Paris, Marseille... des dégradations à Grenoble
Une nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère a lieu dans toute la France, ce samedi 24 octobre, après les violences du 17 octobre. Les manifestations sont placées sous la haute surveillance des forces de l’ordre : 70 000 policiers et gendarmes sont déployés dans le pays -
Orléans : entre 11 000 et 26 000 personnes manifestent contre le congrès du Rassemblement national
Samedi 24 octobre, entre 11 000 et 26 000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, se sont élancées dans un cortège pour marquer leur opposition au Rassemblement national, qui tient un congrès dans la cité. Un important dispositif des forces de l’ordre encadre les manifestants