La pression monte sur la rentabilité des leaders de la grande consommation
Les 50 leaders mondiaux de la grande consommation ont affiché une progression moyenne de 7,9% de leur chiffre d’affaires l’an dernier après une hausse de 0,5% en 2009, montre l'étude annuelle du cabinet OC&C Strategy Consultants. Outre une croissance organique de 3,8% tirée aux trois quarts par la reprise des volumes, ces «champions» ont bénéficié contrairement à l’année précédente «d’un effet de change favorable et d’une contribution positive des opérations de croissance externe».
Les 14 premiers rangs du classement restent quasi inchangés, mais on notera en 15e position le gain de neuf places du brésilien JBS, plus grand producteur mondial de viande, ainsi que deux nouveaux entrants à la 42e et 49e place. Il s’agit du suédois SCA, spécialisé dans les produits d’hygiène, et de Brasil Foods, concurrent de JBS. Danone a remporté la palme de la croissance organique (+6,9%) en 2010, devant Nestlé (+6,2%), Reckitt Benckiser et Coca Cola (+6% chacun).
L’activité de fusions & acquisitions a encore reculé d’une année sur l’autre en nombre (32 opérations contre 47) comme en valeur (36 milliards de dollars après 46 milliards), le segment «Aliments et Boissons» ayant été le plus actif avec 75% du nombre total de transactions. La forte progression des cessions (30 milliards contre 13 milliards) est liée à la vente à Novartis des 52% d’Alcon encore détenus par Nestlé.
La marge d’exploitation a grappillé 0,2 point à 16,6% grâce aux effets positifs des économies de coûts engagées les années précédentes, à des charges de restructuration plus faibles, et «aux effets retard sur la hausse des coûts matières ayant repris début 2010». La rentabilité des capitaux employés (ROCE) a en revanche cédé 0,2 point à 18,6%, le segment «Aliments & Boissons» affichant à la fois un déclin de sa rentabilité d’exploitation (-0,6 point à 12,6%) et de son ROCE (-2 points à 15,5%).
Si la marge d’exploitation de l’échantillon a encore progressé au premier trimestre 2011 (+0,5 point) grâce à une structure de coûts assainie et à des ventes en hausse de 8%, la flambée du cours des matières premières accroîtra la pression sur les marges au deuxième semestre. «La rentabilité des 50 champions peine à progresser, celle des plus grands est même sous pression», commente Jean Daniel Pick, associé au cabinet, en prévoyant une intensification de la bataille face aux «tigres locaux» des Bric.
Plus d'articles du même thème
-
BioMérieux confirme ses objectifs pour 2026 après une croissance meilleure que prévu
Le spécialiste du diagnostic in vitro reprend des couleurs en Bourse après des chiffres trimestriels de bonne tenue. -
Rubis maintient ses ambitions annuelles après un bon trimestre
Le groupe de distribution de produits pétroliers a vu ses volumes grimper de 7% entre juillet et septembre tandis que ses marges unitaires s'amélioraient. -
Les dirigeants d'entreprise continuent de broyer du noir
Une écrasante majorité des dirigeants d'entreprise interrogés par le cabinet de recouvrement Arc estiment que la situation économique française va se dégrader au cours des six prochains mois.
ETF à la Une
HSBC AM cote un ETF Ucits exposé au secteur chinois de la robotique
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'Opinion« J'ai cherché des alliés » : la méthode anti-échec de Jérémie Fontanieu, professeur en Seine-Saint-Denis
Un professeur de Seine-Saint-Denis s'allie avec les parents pour la réussite de leurs enfants. Avec sa méthode, baptisée « Réconciliations », il atteint 100 % de réussite au bac depuis bientôt dix ans -
La discrète impératrice du vin
A la tête de Jackson Family Wines, qui compte plus de quarante domaines sur quatre continents et 20 000 hectares de vignes, l’ancienne avocate Barbara Banke dirige depuis quinze ans l’un des plus grands empires du vin mondial. -
Guerre ou diplomatie : face à l'Iran, Donald Trump brouille les pistes
La menace d'une attaque américano-israélienne après les midterms est plus forte que jamais, mais le président américain assure désormais vouloir temporiser