La Poste japonaise veut placer 10 milliards d’euros lors de sa cotation
Feu vert. Les autorités boursières japonaises ont approuvé l’introduction en Bourse de Japan Post Holdings et de ses deux filiales, Japan Post Bank, la plus importante banque du pays, et Japan Post Insurance, le premier assureur domestique en termes d’actifs. Le gouvernement japonais compte ainsi empocher près de 1.400 milliards de yens (10,3 milliards d’euros). Une manne destinée notamment à financer la reconstruction des territoires dévastés par le tsunami de 2011.
L’offre sera réservée aux investisseurs étrangers à hauteur de 20% et aux Japonais à hauteur de 80% -dont 95% (soit 7,4 milliards d’euros) pour les seuls particuliers japonais. Cette privatisation «sera un déclencheur pour accélérer le passage de l’épargne à l’investissement et permettra d’avancer vers un cycle vertueux de l’économie», a expliqué le porte-parole du gouvernement japonais.
Cette faible part destinée aux investisseurs anticipe peut-être la réserve de certains quant aux perspectives de ces sociétés. D’autant que Japan Post Holdings vient d’annoncer qu’il anticipait une baisse de 20% de son résultat net cette année. Le bénéfice net de la banque devrait reculer de 13% et celui de l’assureur progresser de 3%. Toutefois, l’intention de Japan Post Holdings de doubler son dividende annuel à 23 yens par action pourrait séduire certains investisseurs. Le gouvernement japonais a tout intérêt au succès de ce placement, qui ne constitue que la première tranche d’une opération qui doit lui permettre de dégager au total 4.000 milliards de yens (29,5 milliards d’euros).
Le prix indicatif de l’action est fixé à 1.350 yen (10 euros) pour Japan Post Holdings, à 2.150 yen (18,8 euros) pour Japan Post Insurance, et à 1.400 yen (10,3 euros) pour Japon Post Bank. Le prix définitif sera fixé le 19 octobre pour les deux filiales financières et le 26 octobre pour la maison mère, avant une première cotation le 4 novembre. Sur cette base, la holding capitaliserait 6.100 milliards de yen (45 milliards d’euros), la banque 6.300 milliards (46,5 milliards d’euros) et l’assureur 1.300 milliards (9,6 milliards d’euros).
L’opération sera dirigée par Nomura et Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities, qui devront placer chacun environ un quart des titres sur le marché. Les autres banques introductrices, dont Goldman Sachs et JPMorgan Chase, auraient moins de 10% chacune, selon Bloomberg.
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