La moitié des offres publiques en 2010 ont été initiées en interne
La reprise attendue des offres publiques en France en 2010 n’a pas eu lieu. Le marché est resté morose en 2010 avec à peine plus d’un milliard d’euros d’actions acquis pour 27 opérations, constate le cabinet Ricol Lasteyrie à l’occasion de la présentation de son deuxième observatoire des offres publiques. Si le point bas a été atteint en 2009 avec 27 opérations pour 491 millions d’euros, la Place est encore loin des 12 milliards d’euros de 2008 pour 40 opérations.
«La conjoncture économique et les problématiques d’endettement ont dissuadé les grandes entreprises de lancer des offres d’envergure, explique Sonia Bonnet-Bernard, associée-gérante de Ricol Lasteyrie. Elles veulent être sûres du succès avant de lancer l’opération, contrairement aux années 2006-2007». D’ailleurs, les opérations de l’an dernier ont concerné quasi exclusivement des valeurs moyennes.
Dans ce contexte, qui s’accompagne d’une faible valorisation boursière, la moitié des offres ont été internes, lancées par la société elle-même ou par les actionnaires, afin de se renforcer au capital à moindre coût ou pour sortir de la cote (9 retraits en 2010).
Quant aux offres lancées par des tiers, seules deux sont apparues hostiles – Jacquet Metals sur IMS et Axel Springer sur SeLoger.com – mais ont fini par être amicales.
Si les primes d’acquisition semblent généreuses (voir graphique), elles sont à relativiser au regard de la faiblesse des cours de bourse. Deux opérations, les offres publiques d’achat simplifiée lancée par Ginger et LVL Medical, n’ont même pas offert de prime sur la valeur intrinsèque calculée par l’expert indépendant.
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