La marque britannique New Look passe sous pavillon sud-africain
New Look change de mains. Le distributeur britannique de prêt-à-porter vient de se faire racheter par le fonds d’investissement sud-africain Brait. Ce dernier a acquis une participation de 90% dans New Look pour 780 millions de livres (1,1 milliard d’euros) auprès d’Apax Partners et de Permira. La famille de Tom Singh, fondateur de New Look en 1969, et le management détiendront les 10% restant.
La transaction est réalisée sur la base d’une valeur d’entreprise de 1,9 milliard de livres (2,6 milliards d’euros). La dette financière nette atteint le milliard de livres, mais l’acquéreur comme le management de New Look – dont le directeur général, le directeur financier et le directeur des opérations resteront en place – se disent «confortables» avec ce niveau de levier, compte tenu de la génération de cash flow (143 millions de livres en 2014). Moody’s a déjà prévenu que ce rachat ne modifierait pas la note «A3» de New Look.
Sur l’exercice clos fin mars 2014, le groupe de mode britannique a affiché un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de livres (+2,2% en comparable), pour un Ebitda ajusté de 200 millions (+5,8%) et un résultat d’exploitation de 128 millions (11,3%). L’acquisition se fait ainsi sur un ratio valeur d’entreprise sur Ebitda de près de 10 fois. Un multiple «relativement faible», selon un analyste de Bloomberg Intelligence. De leur côté, Apax et Permira ont respectivement remporté 4,4 fois et 4,3 fois leur mise initiale, selon Reuters. Ce rachat intervient alors que New Look songeait à une entrée en Bourse, après y avoir déjà renoncé une première fois en 2010 en raison des conditions de marché.
Brait justifie son acquisition par les performances récentes du groupe d’habillement: une croissance à deux chiffres de l’Ebitda sur les dernières années, une forte génération de cash flow, un positionnement sur le segment à la plus forte valeur ajoutée du secteur de l’habillement et des accessoires, des perspectives de croissance élevées en France, en Allemagne, en Pologne, et surtout en Chine, un marché prioritaire. Le groupe compte actuellement près de 600 magasins au Royaume-Uni, et 200 dans le reste du monde (Europe, Chine, Afrique du Nord, Moyen-Orient et Asie). Brait gagnait 3,91% vendredi à Luxembourg (+25% depuis le début de l’année), où il capitalise 3,6 milliards d’euros. Il a été conseillé par Rand Merchant Bank et Nomura et New Look, par Goldman Sachs et JPMorgan Cazenove.
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027