La fusion Syngenta-ChemChina franchit l’obstacle concurrentiel
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Coup double pour ChemChina et Syngenta. Les deux groupes de chimie ont obtenu à quelques heures d’intervalle le feu vert des autorités de la concurrence américaines et européennes pour leur projet de rapprochement. La Federal trade commission (FTC) s'était prononcé tard dans la soirée de mardi. La Commission européenne a donné son accord ce midi. L’exécutif européen subordonne ce rachat à la cession par le groupe chinois de certains de ses actifs en Europe dans les «pesticides et régulateurs de croissance végétale».
«Il importe pour les agriculteurs, et en fin de compte, pour les consommateurs européens, que la concurrence soit effective sur les marchés des pesticides, même après le rachat de Syngenta par ChemChina», indique la Commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué. L’exécutif européen avait jusqu’au 12 avril pour se prononcer sur ChemChina-Syngenta.
La FTC a également imposé des conditions à cette fusion, à savoir la cession de trois pesticides. Le feu vert de la FTC était particulièrement attendu. Le rachat de Syngenta par ChemChina constitue la plus importante acquisition d’une société étrangère par un groupe chinois, qui plus est exerçant dans un secteur sensible comme l’agriculture. Le projet de rapprochement de 37,5 milliards d’euros avait été annoncé par les deux groupes en février 2016.
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