La Fnac compte dépasser les 3% de marge opérationnelle en 2016
Au même horizon, elle vise une stabilité de son chiffre d’affaires (4,1 milliards d’euros en 2012) et de sa marge brute (30% en 2012)
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Bruno de Roulhac
PPR (Kering après l’AG du 18 juin) tente de faire oublier les décevants résultats du premier trimestre en dévoilant les perspectives de la Fnac, qui vient d’obtenir le visa de l’AMF pour entrer en Bourse le 20 juin.
Pour 1 action Kering détenue sera détaché 1 droit d’attribution ; 8 droits donnant droit à 1 action Fnac. Un dividende complémentaire de 2,25 euros sera versé par action Kering. Post-opération, Artemis détiendra 38,9% du capital, Baillie Gifford (4,8%), et le public le solde. Le conseil de la Fnac comptera 10 membres: le PDG Alexandre Bompard, 3 représentants d’Artemis et 6 indépendants.
Alors que le chiffre d’affaires de la Fnac a reculé de 5,3% à changes constants, mais seulement de 3,8% en France (69% des ventes) au premier trimestre, la prudence reste de mise. La Fnac vise une stabilisation de son chiffre d’affaires à horizon 2016, grâce à la poursuite de gains de parts de marché (16,9% dans les produits éditoriaux et 13,8% dans les produits techniques en France en 2012) et à de nouvelles familles de produits (jouets, produits maison, ….) qui devraient peser 5% des ventes globales. Le taux de marge brute (30% en 2012) devrait également rester stable d’ici à 2016. A ce même horizon, la Fnac vise une rentabilité opérationnelle courante de plus de 3%, contre 1,6% en 2012 et 4,1% en 2010.
L’an dernier, le groupe a affiché une perte nette de 142 millions d’euros – contre une perte de 28 millions en 2011 – pour 4,1 milliards de chiffre d’affaires, 134 millions d’Ebitda et 67 millions de perte opérationnelle. Il a brûlé 57 millions d’euros de cash. La Fnac mise sur son programme d’économies annuelles de 80 millions d’euros sur 2013-2014, après les 60 millions économisés en 2012.
Parallèlement, le groupe continuera à maîtriser ses investissements autour de 60 à 70 millions par an, et de réduire ses stocks d’environ 3% par an.
Afin de remplacer le financement habituel sous forme d’avance en compte courant par PPR, le 19 avril dernier, le groupe a signé un contrat de crédit syndiqué renouvelable d’un maximum de 250 millions d’euros, de maturité 3 ans d’intérêt Euribor +3,50%. Il a aussi émis le 24 avril des titres super subordonnés à durée indéterminée pour un montant nominal total de 60 millions souscrits par une filiale néerlandaise de Kering, et portant intérêt de 8%.
Par ailleurs, une augmentation de capital de 70 millions d’euros a été réalisée dans la foulée de l’AG du 17 avril dernier.
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